‹ Le chevalier d'Essonne comedievaudeville en trois actesChapitre 11 sur 60 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

m’intéresse à cette petite paysanne. Malheureusement je l’ai vue aujourd’hui pour la première et la dernière fois... C’est égal, ça me fait de la peine, de penser que la pauvrette va débarquer à Paris, seule, sans asile, exposée aux insultes de tous les croquans et les batteurs d’estrade»., car enfin, où pourra-t-elle se loger?... {Souriant.) Mais... voyons donc... j’y songe... oui, c’est cela... la chambrette que j’avais louée sous les combles rue de la Cerisaie... Mon vieux juif de propriétaire a retenu mes meubles en garantie de mes loyers, mais j’ai encore droit à deux mois de séjour... Eh bien 1 elle ira là, la gentille Ilégaillelle, et comrao elle refuserait sans doute de recevoir de moi ce service, vu que je nesuis pas son parrain, le patron du coche lui remettra, pendant le trajet, une lettre que je vais écrire à mon propriétaire, etqui, du moins, donnera à cette enfant un toit qui l’abrito jusqu’à ce qu’elle puisse retrouver monsieur le serpent de sa paroisse... Oui, allous écrire ce billet... C’est drôle... j’éprouve presque du bonheur en pensant que cette jeune fille va loger chez moi... {Souriant.) Est-ce que mon cœur commencerait à battre pour la première fois?,

Am : de l'Extase, ou du Luth galant.

Non, ce n’est pas même de l’amitié,

C’est tout au plus une douce pitié;

Pourtant, j’éprouve là le désir de lui plaire,

Et j'aimerais bien mieux, s’il faut être sincère,

Quand je vais lui céder ma chambre hospitalière,

En garder la moitié. ( Il entre dans l’auberge.

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