ACTE H, SCÈNE IV
Elle venait, la pauvre délaissée,
Pour pardonner à l’amant voyageur;
Je restai sourde à sa douce prière,
J’avais trop peur d’un pareil créancier :
Il est vraimeni des dettes, mon cher frère,
Que votre sœur pour vous ne peut payer.
Et chaque jour, c’est à recommencer, quand je sors, je rencontre des amis du chevalier qui me serrent la main à me la briser... l’un veut me conduire au manège... celui-ci à la salle d*armes, celui-là je ne sais où. C’est à rendre folle ! mais le plus terrible de tous est monsieur de Nangis qui s’est fait mon inséparable... ( D'un ton rêveur.) Depuis deux jours, il est moins assidu... tant mieux, si cela pouvait durer jusqu’au retour de Raoul... Raoul, quand reviendra-t-il? ne pas même me donner de ses nouvelles... J’attendrai encore jusqu’à demain, puis s’il ne revient pas, ma foi !... qu’il s’arrange avec le cardinal,,, moi, je me sauve!..,