‹ Le chevalier d'Essonne comedievaudeville en trois actesChapitre 44 sur 60 · LA FEMME DE CHAMBRE · texte numérisé non relu

LA FEMME DE CHAMBRE

Vous êtes coiffée, mademoiselle. ( Elle présente un miroir à Jiégaillette. )

RÉGAILLETTE.

Voyez donc mon parrain, comme ça change, la toilette h Paris.

Air de la Sirène de Sorrente.

Quand au village,

De mou corsage

Je voulais voir

Le velours noir,

Dans la fontaine,

Chaque semaine,

Je me mirais.

Je m'admirais.

Ah ! quelle métamorphose !

Ce n’est plus la même chose:

S^à-bas c’était bien,

(IRt mieux, je conviens.

Fortune étrange!

Pour mon bonheur,

, 7 h En moi tout change.

Tout, moins le creur !

Si Olivier pouvait me voir avec ces beaux habits... Pauvre Olivier... il me semble qu’il y a un siècle qu’il est parti.

HILARION

Il n’v a pas huit jours.

RÉGAILLETTE.

S’il pouvait revenir avant d’avoir terminé ses travaux. hilarion, à part.

Heureusement, ça ne se peut pas. (Haut.) Mais vois donc, Régaillette, vois donc comme monsieur le Chevalier a délicieusement fait meubler le petit hôtel qu’il a loué pour nous; il habite l’entresol et nous a donné le premier étage. Six croisées de face sur la place Royale.

Aussi, mon parrain, je me suis résignée.... ( Soupirant comiquement.) j’ai tout accepté... Mais comment se fait-il donc que pour sauver la vie à monsieur d’Essonne, il me faille loger dans le même hôtel que lui, ne sortir qu’avec lui ?

HILARION

Chut ! chut ! tu oublies la promesse que tu as faite de ne pas adresser de questions auxquelles d’ailleurs on ne pourrait ré-

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