SCÈNE II
RÉGAILLETTE, HILARION, OLIVIER.* .
olivier, entrant.
Vraiment !
hilarion, à part.
Mon damné peintre !
hilarion, à part.
Nous voilà bien... Il va demander aussi des explications, celui-là ! Je suis sur uu buisson d’épines !
RÉGAILLETTE.
Qu’avez-vous donc ? et pourquoi ne me dites-vous rien ? olivier, regardant Régaillette , et parcourant des yeux l’appartement.
Suis-je donc ici chez maître Hilarion?
régaillette, riant.
*- N’est-ce pas que nous sommes bien logés !
OLIVIER
Quelle toilette ! quel luxe !
RÉGAILLETTE.
Oh ! ce n’est pas tout, j’ai un beau carrosse, une petite femme de chambre, un grand laquais ! et un gros cuisinier.
hilarion, à part, cherchant à lui faire des signes. Qu’est-ce qu’elle a besoin de lui dire tout cela !
OLIVIER
■ Un carrosse ! vous !
RÉGAILLETTE.
Ça vous étonne, n’est-ce pas?... et moi donc!... Mais parlons de vous, de vous seul. .
HILARION
Oui, de vous seul, mon cher ami.
Vous avez doue terminé vos peintures à Fontainebleau? quel bonheur !
OLIVIER
Non, pas encore, mais une occasion se présentait pour venir à 1 Régaillette, Olivier, Hilarion.
LE CHEVALIER D’ESSONNE
Paris : un messager qu’on envoyait à 1 r cour, et qui doit retourner immédiatement auprès du gouverneur, je l’ai accompagné en me disant : Je la verrai une heure... un instant peut-être, mais enfin je la verrai, et je repartirai ensuite avec plus de courage.
régaillette, joyeuse, à part.
Comme il m’aime !
HILARION
Vous avez raison, jeune homme... écoutez la voix impérieuse du devoir... repartez dans une demi-heure, tout de suite même, si vous m’en croyez.
OLIVIER
J’avais donné rendez-vous au messager à votre ancien domicile, rue de la Cerisaie... je ne vous savais pas déménagés,
Il faut aller dire là-bas qu’ou renvoie le messager ici... Si même vous alliez l’attendre dans notre logement, hein?
RÉGAILLETTE.
Du tout... il arrive à peine.,, envoyez quelqu’un rue de la Cerisaie, ou plutôt allez-y vous-même, mon parrain.
HILARION-
Çomment, tu veuj;,.. (A part.) Au fait ce u’est pas si loin... il ne partirait pas... ces diables d’amoureux viennent toujours à contre- temps... nous étions si tranquilles... [Haut.) A tout à l’heure ! (Il sort.)