‹ Le chevalier d'Essonne comedievaudeville en trois actesChapitre 52 sur 60 · ACTE ffl, SCÈNE VL · texte numérisé non relu

ACTE ffl, SCÈNE VL

M me D’HERBELAY.

C’est vrai... et j'ai un double pardon à te demander. olivier, dans le boudoir.

Il la tutoie !

J’ai passé la soirée chez une belle duchesse. (A part.) Chez madame de Longueville, qui n’a pu me donner encore de nouvelles de mon frère... elle-même est surveillée... mais notre moyen de correspondre doit échapper aux espions du Cardinal. olivier, dans le boudoir.

Je ne les entends plus... et je les vois à peine.

REGAILLETTE, à part.

Eh bien, il ne me dit rien, c’est comme un fait exprès, lui qui est si bavard ...'(Haut.) Monsieur le Chevalier, je vais faire servir, n’est-ce pas ?

M mfi D’HERBELAY.

Non, mon enfant, je ne souperai pas, il est tard, et j’ai hâte de rentrer chez moi.

RÉGAILLETTE.

Comment ! vous vous en allez comme ça? vousarrivez à peine ; voyez donc, j’avais déjà préparé votre fauteuil.

M me d’herbelay.

Tu as donc bien des choses à me dire?

régaillette, regardant du côté du boudoir.

Oui, je tiens beaucoup à causer... comme tous les soirs.

M me d’herbelay.

Eh bien 1 causons, mon enfant...

, olivier, redoublant d’attention.

Écoutons.

régaillette.

D’abord, je vous dirai que monsieur de Nangis est venu pour vous voir, et qu’il est reparti.

M m * d’herbelay, à part.

Tant mieux.

RÉGAILLETTE.

Ce pauvre Vicomte, il voulait vous attendre, puis... tout à coup, il a changé d’idée, et il est sorti comme un fou... il est donc toujours amoureux du portrait de la belle dame que j’ai vue à Auxerre, de votre sœur, enfin qui vous ressemble tant?

M me D’HERBELAY.

Crois-tu que monsieur de Nangis... aime sérieusement la personne que représente cette miniature ?

RÉGAILLETTE.

Je suis sûre qu’il aime la belle dame d’Auxerre... comme...

M me d’herbelay.

Comme toi, tu aimes ton Olivier, n’est-ce pas?

LE CHEVALIER D’ESSONNE

OLIVIER

Mon nom !

regaiLLEtte, à part.

Allons donc. ( Haut se retournant du côté du boudoir.) Oh ! monsieur Olivier ne mérite guère d’être aimé... ( Olivier fait un mouvement.)

h me b’iierbelay.

Est-ce qu’il y aurait de la brouille entre vous?

RÉGAILLETTE. ,

Je devrais lui en voulèit h la mort.

h Ih<! d’herbeLay.

Ce jeune artistë e9t pourtant uh brave et loyal garçon.

olivier.

Que dit-il ?

M me d’hERBELAY.

Et ce sera un excellent mari.

OLIVIER

J’ose à pelhe croire ce que j’entends.

M me d’heRBELAY.

Allons, il se fait tard... et si je .te laissais aller... tu me tiendrais-là toute la nuit... Êohsoir, petite.

REGAILLETtE.

Ah ! monsieur le Chevàlier... pardon... pardon.;, vous allez me trouver bien curieuse, mais ne pourriez-vous pas me confier... E“ b d’uerbelay.

Quoi dohe ?

RÉGAILLETTE.

Vous savez, ce soir... ici... le grand secret.

M mo d’hkrbelay.

Chut... plus tard.

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