‹ Le chevalier de Folard, 1669-1752Chapitre 159 sur 203 · Place forte de la Prusse rhénane · texte numérisé non relu

Place forte de la Prusse rhénane

ficulté de réintégrer son appartement du faubourg Saint- Honoré. L'intérêt que Ton prenait alors aux affaires extérieures reléguait bien loin les petites dissensions intestines ; et puis, Folard pouvait bénéficier de quelque indulgence, car il avait ramené Maurice de Saxe.

Celui-ci, pour des raisons que nous n'avons pas à rechercher, avait préféré le grade de maréchal de camp dans l'armée française au commandement en chef que lui offrait l'électeur de Saxe, Auguste 111, son demi-frère.

Et il était rentré en France avec le chevalier.

Il avait été mis alors sous les ordres de Berwick et s'était couvert de gloire à la bataille d'Ettingen. A présent, il continuait ses exploits devant Philippsbourg. De son côté Belle-lsle, après la prise de Traerbach, venait d'arriver à Spire avec treize bataillons et quatorze escadrons \

Un peu plus tard il allait rejoindre Berv^ick devant Philippsbourg. Or, pendant toute cette campagne il devait demeurer en contact avec le chevalier, qu'il avait laissé à Paris avec mission d'exécuter certains travaux, et c'était le capitaine Paul qui servait de lien entre son frère et son général, en faisant constamment la navette de la frontière à la capitale.

Le chevalier venait d'inventer une pertuisane, et le 7 avril (1734) il annonçait à Belle-Isle qu'elle était finie. « Rien, écrivait-il, n'est plus beau et plus affreux que cette arme ! »

Un peu plus tard (27 avril) S on trouve dans un de ses messages un trait révélateur de la connaissance qu'il avait des hommes et delà haute idée qu'il se faisait des devoirs d'un général.

Vous avez, disait-il à Belle-Isle, fart de vous faire aimer, cultivez-le ; c'est le grand, l'admirable pour tirer des troupes tout ce que vous voudrez pour la victoire. Visitez souvent les hôpitaux, voyez les soldats, caressez-les, cela est digne du général. Cette attention que vous marquerez vous gagnera le cœur de tous. Les autres font tout le contraire ; ils craindraient

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