‹ Le chevalier de Folard, 1669-1752Chapitre 163 sur 203 · I. Ministère de la guerre, vol. 3074, p · texte numérisé non relu

I. Ministère de la guerre, vol. 3074, p

suis fait d'avance de vous posséder quelque temps de suite en pleine liberté, j'ai besoin de vous pour mon instruction sur la Flandre.

Le 8, Belle-Isle apprend enfin que Folard va arriver par le carrosse de Mantes et il l'avertit qu'il lui enverra dans cette ville sa propre chaise de poste pour l'amènera Vernon.

Mais le 10, nouvelle déconvenue; Folard annonce que l'état de sa blessure l'empêche de voyager, et Belle-Isle n'est pas content.

Je vous avoue, monsieur, ëcrit-il au chevalier *, que j'ai été aussi surpris qu'affligé en recevant votre lettre du 8 par laquelle je vois que vous ne comptez pas venir.

Vous ne me parliez point de votre blessure le 6, et dans votre lettre du 8 vous me la donnez comme un obstacle invincible : au surplus pour peu que le voyage pût vous faire le moindre mal, bien loin d'exiger que vous le fissiez, je serais le premier à vous en empêcher, car personne sans exception ne désire plus que moi votre conservation. Mais pourquoi ne m'en avezvous point parlé plus tôt? Je ne me serais point laissé aller au plaisir de vous posséder ici et me serais arrangé différemment. Je ne veux pas répliquer à ce que vous me dites sur la demande que je vous ai faite de vos mémoires et papiers concernant la Flandre. Il faudrait me fâcher, et je ne le veux jamais contre vous, et j'aime bien mieux croire que vous n'y avez pas réfléchi lorsque vous me l'avez écrite. Je garderai votre lettre pour vous en faire convenir vous-même quand je vous la représenterai avec M. Alexandre.

Cette semonce est suivie de quelques instructions, et la lettré se termine sur un ton fort adouci.

Je vais, dit Belle-Isle, attendre sur tout cela de vos nouvelles avec impatience et suis toujours de tout mon cœur..

F. DE Belle-Isle.

Cette fin donne bien la mesure de l'afïection que le général avait vouée à Folard, en dépit du caractère

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