‹ Le chevalier de Folard, 1669-1752Chapitre 166 sur 203 · Ministre des affaires étrangères · texte numérisé non relu

Ministre des affaires étrangères

3. Cette lettre est citée dans la Vie de M. le maréchal de Belle-Isle, publiée par M. D. C, la Haye, 1762.

retirer à Francforts S'il en eût été ainsi, le maréchal n'aurait pu faire quinze jours plus tard dans cette ville l'entrée sensationnelle- qui, plus que d'habiles palabres, lui donna immédiatement à la diète une situation prépondérante et, dans la foule accourue de toute l'Allemagne, une popularité extraordinaire.

Cependant Folard ne cessait point de travailler pour Belle-Isle et de rédiger des mémoires qu'il lui faisait parvenir tant bien que mal.

Sur ces entrefaites (juin 1742), le roi de Prusse produisit ce coup de théâtre qui devait changer si vite la face des événements. Par le traité de Breslau, daté du II juin 1742, il s'engageait, moyennant la cession à lui faite de la Silésie et du comté de Glatz, à renoncer à toute prétention contre la Maison d'Autriche.

On peut juger de l'angoisse qui étreignit Folard quand il sut que cette défection imprévue entraînait celle des Saxons, et que « les Français se retiraient dans Prague, tandis que Charles VII, accablé sous le poids de sa grandeur, allait chercher un asile dans Francfort, cette ville où il avait été couronné avec un éclat qui dut lui rendre ses disgrâces d'autant plusamères^ ».

Ce fut dans ces circonstances critiques que le prince Charles de Lorraine arriva le 27 juin devant Prague avec une armée de quarante-cinq mille hommes, bientôt renforcée de dix-huit mille Hongrois que, depuis le traité de Breslau, Marie-Thérèse avait retirés de la Silésie où ils devenaient inutiles.

Quant aux troupes françaises, elles comptaient vingt-

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