‹ Le chevalier de Folard, 1669-1752Chapitre 79 sur 203 · Ministère de la guerre, vol. 2302. p · texte numérisé non relu

Ministère de la guerre, vol. 2302. p

3. François Gaultier, d'abord sacristain à Saint-Germain-en-Laye, ayant accompagné comme chapelain le maréchal de Tallard lors de son ambassade en Angleterre en 1693, entra en relation avec le comte de Jersey et s'établit à Londres. Il ne revint habiter la France qu'après la conclusion de la paix d'Utrecht et mourut en 1720 au château de Saint-Germain, pensionné à la fois par la France, l'Espagne et l'Angleterre (note de M. Lecestre. Mémoires du chevalier de Quincy). Saint- Simon tenait cet abbé pour un homme aussi habile que modeste.

4. Jean-Baptiste Colbert, marquis de Torcy, né le 14 septembre 1665, mort le 2 septembre 174b. Secrétaire d'ttat des Affaires J:,trangères, puis ministre d'État et chancelier des Ordres du Roi.

les préparatifs continuaient pour la prochaine campagne, quand un événement brutal vint apporter dans l'affaire de la succession d'Espagne un contre-poids inattendu. Le 17 avril 171 1 l'empereur Joseph P"" mourait à l'âge de trente-trois ans sans postérité mâle. De ce fait son héritier était Charles III, et il devenait évident que ce roi d'Espagne, en ceignant la couronne impériale, allait reconstituer une puissance analogue à celle dont les coalisés avaient entendu empêcher la formation par Louis XIV. Tout le monde en France sentit l'avantage de cette situation, sans se dissimuler pourtant que l'Autriche continuerait vraisemblablem.ent la guerre pour son compte. Elle demeura en effet menaçante, et pendant plusieurs mois Folard traîna de places en places sa misère et sa convalescence, car sa blessure le faisait toujours souffrir. Enfin au mois de septembre, Voysin prit à cœur de soutenir ce brave petit homme qui s'était plusieurs fois dévoué pour son propre service et il lui trouva enfin une situation avantageuse et honorifique en le nommant gouverneur de Bourbourg avec trois cents livres d'appointements par mois^

Cette petite ville était alors une place importante et bien faite pour mettre en relief l'homme qui y commandait.

Folard cette fois fut ravi. Mais, si sa nouvelle situation était bonne et sa bourse mieux garnie, son grade n'allait point de pair avec l'importance de son commandement et, dès les premiers jours, les relations s'annoncèrent délicates entre le marquis de Lostanges-Beduer, colonel du régiment de Vaudreuil en garnison à Bourbourg, et le capitaine-gouverneur qui n'entendait abandonner aucune des prérogatives de son commandement.

Folard profita donc de l'envoi d'un plan de défense de la Colme- pour solliciter un brevet de colonel. Il faisait valoir ses blessures et, pour engager davantage le ministre,

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