‹ Le chevalier de Pampelonne (volume 2)Chapitre 42 sur 185 · DU HALOT PREND DES VESSIES POL'R DES LANTERNES · texte numérisé non relu

DU HALOT PREND DES VESSIES POL'R DES LANTERNES

En deux tours de main la toilette de Païupeloniie fut faite, et le Gascon se carra comme un paon dans ses nouveaux habits.

• — Ce n'est pas tout, dit-il, c'est un cheval qu'il me faut... Allons! qui me donne son cheval... un coureur, un furieux, un vaillant... ?

— Moi, dit le duc.

— Bon! je suis au complet... Pour lors, un bout de conduite, s'il vous plaît, et chemin faisant, je vous raconterai ce que Gourdon et moi

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avons résolu. Gourdon est le modèle des conspirateurs.

— Pauvre vicomte ! comment se tire-t-il d'affaire?

— A merveille : s'il n'était né pour être grand seigneur, ce serait un excellent laquais; je ne peux pas le regarder sans rire, voilà le mal. Bref, parlons gravement, si c'est possible ; écoutez bien, Rochemorte.

Ici les quatre compagnons s'entretinrent à voix basse, et sur un ton sérieux qui faisait un étrange contraste avec la gaieté qu'ils avaient déployée dès le commencement de leur rencontre.

— Ainsi, dit Pampelonne, nous savons nos rôles sur le bout du doigt, n'est-ce pas? Rochemorte, je vous attends entre dix et onze heures. Sur ce, messieurs, permettez que j'aille dire deux mots à la femme dont je rafîole pour l'amour de la religion, du roi et de vous.

Attaquant les flancs de son cheval avec énergie, le Gascon repassa la Loire et se perdit dans les sentiers qui menaient à la ville. Lorsque après avoir fait un détour, pour éviter la porte de Nantes, il se présenta devant celle de Tours, il était un peu plus de trois heures du matin.

— Ah! l'aimable fou! avait dit le baron de Rosny (qui fut plus tard le grand Sully) en

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