‹ Le chevalier de PampelonneChapitre 175 sur 175 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

bien assez de la tombe que vous verrez bientôt sous votre berceau de verdure, au bord de votre source de prédilection!

— C'est tristement vrai!... mais ne dites ni mon berceau, ni mon ruisseau, ni mon château. Dourdan est à vous, comme, en ce moment, Paris esta je ne sais qui.

— Je sais cela, mais. Dieu merci! je suis assez riche pour tout vous restituer.

— Non pas.

— Je l'entends.

— Je refuse.

— Nous battrons-nous donc pour cette misère ?

— Ce serait assez mignon, comme on disait chez le pauvre bon roi. Mais j'ai juré d'être sage tout aujourd'hui : ainsi j'accepte.

— M. le bailli, dit la Gazette, qui avait entendu l'entretien des deux nouveaux amis, un mot, s'il vous plait?

— Ah! bon Dieu ! voilà mon marchand d'histoires... Quoi! vous n'êtes pas pendu?

— Je m'en flatte. Tout à l'heure vous sembliez vouloir à toute force donner ou recevoir un coup d'épée. Puisque M. le chevalier n'est pas disponible en ce moment, si la fantaisie ne vous est pas passée, je me ferai grand plaisir de... vous comprenez?

i94 LE CHEVALIER DE PAMPELONîVE.

— Vous me tueriez donc bien volontiers... hein?

— Dame ! d'aussi bon cœur que vous me vouliez faire pendre.

— Eh bien ! l'ami, vtMiez me raconter quelques histoires ; pour peu quelles durent tout un jour, je n'en réchapperai pas.

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