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idées qu’elle a soulevées dans mon esprit, et permettez-moi que j’obéisse au besoin impérieux de vous en témoigner de nouveau mon admiration. Mais, avant tout, recevez, monsieur, les sentiments de ma reconnaissance, de ce que vous avez fait revivre pour moi un temps qui, hélss! n’est plus, «ai ne reviendra peut-être jamais plus! ce temps si fertile en écoles de peinture d’où s'envolaient par flots ces légions d'artistes éminents qui allaient apporter, dans tout le reste de l'Europe, le goût exquis du beau, ct y répandre toujours plus la renommée de la glorieuse Italie.
‘Oui, monsieur, j'ai admiré
votre œuvre ; mon regard courait sans «esse de l'original à la copie ; et, voyant celle-ci qui n’attendait que quelque dernière touche de la main si savamment fidèle et passionnée de laquelle elle tient le prestige de la vie, je révais, oui, je révais qu'un des élèves les plus chéris du grand maître allait venir l’achever. Voilà mon rève.—Pourtant il y avait bien des difficultés à surmonter dans l’inmense tâche que vous vous étiez imposée ! Que de beantés dans ce splendide modèle ! Que de beautés que tont le monde peut apprécier, mais qu’il est presque impossible de retracer ! Et combien d'artistes
FPE
r’ai-je pas vus tomber sous le poids trop lourd de ce fardeau de géant !
Mais vous, dans cette copie-là, dans votre œuvre nouvelle, vous ne vous êtes pas borné à reproduire servilement les traits du pinceau et la brillante harmonie du coloris du Corrêge, comme beaucoup de vos devanciers ont täché de faire sans pouvoir parvenir à atteindre leur but: étude ingrate et froide, tour de force d’émailleurs.
Dans cette copie, vous avez pénétré les mystères de la palette magique du: peintre immortel ; vous avez approfondi sa sublime
pensée ; vous vous êtes inspiré du
soufle de son âme toute divine ;
ds vows avez sondé les recoins les plus
G! intimes de son cœur de poëte, et
à, vous vous êtes enivré du doux
LS parfum de son charme : vous avez
saisi l’élan de sa brûlante imagi- l lu nation. Dans cette copie-là, il n’y } À ie a pas seulement du talent, il y a | ne du génie : voici la réalité. Hon- {. | nt neur à vous, jeune homme ! Il ne
ir vous reste désormais qu’à voler de
te vos ailes; livrez-vous donc dans
rs. l’espace, vous ferez grand chemin.