‹ Le chevalier Jean: conte magyjar, suivi de quelques pieces lyriquesChapitre 10 sur 21 · I. La Theiss · texte numérisé non relu

I. La Theiss

î. Le district de ïa petite Coumanie, au sud de Pesth, sur la rive gauche du Danube.

à haute bascule, les deux canaux de Tauge .profonde les attendent.

Le galop retentissant des juments frappe lair, leurs sabots résonnent, on entend les clameurs des csikos S et le claquement de leurs fouets sonores.

Auprès des fermes, dans le tendre sein des brises, se balancent les épis du blé, qui couronnent gaiement le paysage de la fraîche couleur de Témeraudc.

Voici, à la lueur du crépuscule, les oies sauvages qui sortent des joncs des marais, et C[ui s'élèvent en criant par le chemin de l'air, comme un roseau flotte emporté par le vent.

Au delà des habitations, dans les profondeurs des poustas, s'élève, solitaire, une tcharda à la cheminée branlante : c'est le refuge des bétjrars ^ altérés , quand ils vont au marché de Kecskemét.

A côté de la tcharda, un bois de peupliers nains jaunit dans les sables couverts d'ajoncs ; et dans les fraîches épines, les lézards changeants vont s'abriter des ardeurs de midi.

Au loin, là où le ciel rejoint la terre, le feuillage bleu des arbres fruitiers perce l'obscurité, et derrière eux, pareille à une

î Prononcez tchikoch, gardien de chevaux, de csiko, poulain.

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