SCÈNE XVI
ISABELLE, tiidormie, OCTAVE. PIERROT, entrant effaré, puis GASSANDRE et MARINETTS.
PIERROT
Alerte 1 il revient !
OCTAVE
Gassandre!
PIERROT, Meooaiil babeUe'iMur le bnt.
n est sur non»
tB NARCOTIQUE
Bf adame, éTeillez-vous I
n la foit lerer du caDapé et y pouM Oetave.
Monsieur, rendormez-youst
OCTATB.
Mais...
P I B E R T. remmaiUottant dans let eonrertiin» Plus vite! il me suit 1
C T A Y B, se débattant.
Mais.**
PIBRROT.
Trop tardi
CASSANDRB, paraissant.
Ah ! mes drôlei \ Inutile,- à présent, de re9trer dans tos rôles. Je tous y prends ainsi que je l'ayais prédit,
QCTAYBi * Pierrot.
Perdus
PIBRROT, àOctar*.
Attendezl
OCTATB, à Pierrot.
PIBRaOT, èOetaT .
i Attendez I l'on roas diti
CAS8ANDRB.
Dcboat, le moribond, et qu'on passe ma porte 1 Cette fois, i'ai ma preuve et, je crois, assez forte, De plus, j'ai votre argent ; le tout est an complet. Maintenant, haut le pied, le maître et le valet 1
PIERROT, à OetaTe.
Restez 1
CAS8ANDRB.
Ouais 1 vous pensiez, leCassandre est un Gillei Et l'Isabelle étant Innocente est fragile; Fragile ! il se pourrait, si je n'étais pas là ; Mais je l'avais d'abord instruite, et me voilÀ I
PIERROT
Quoi, madame savait...
gassandrbJ
Toute votre pratique.
Et qne vous lui deviez donner ce narcotique.
Il rit.
Vous croyiez ia surprendre, est-ce pas ? Mais tout beau I P'ailleurs, ce narcotique...
Il rit.
PIBRROT.
Eli bien?
CA88ANDRE
C'était de l'eau 1
Il édate de rire.
PIBRROT, àOctaye,
Heinl de l'eau?
GA88ANDRB.
De l'eau pure l Est-il pas vrai, m'amie?
Il rtt.
OCTAVE, bas à Pierrot.
Mais, Pierrot, cependant elle s'est endormie...
PIERROT , arec un grand étonnemeat.
Elle s*esf./. tout dé même I
Il regarde Isabelle qui baisse ATêc cooftiston les yenx.
78 tB IfARCOTlQUB
CA88ANDRB, toi^oan riant TiolorieQMnieDt,
Eh bienl pour on barbon, Dites-moi, mes roués, trouyez-vous lé tour bon? Comprenez-vous, au moins ?
PIERROT, toqjoan regardant Isabello.
Je crois que je commence...
CAS8ANDRB, qui a'a pas oaMé da rira.
Poisque c'était dé l'eau t ... Sa bèlise est immense] Elle ne pouvait pas dormir I
PIBRROT, riant.
Conséquemment...
CA88ANDRB, Matant de rire.
A moUis de s'endormir.. . exprès I
PIBRROT, éclatant auMi.
Parfaitement!
OCTATB, à part,- oonprenant tout et Kffardant InbeUe
<|Qfroagit» '
cîeli
CASSANDRB^ riant AMtordrt. * Qulnaudsl
IB NARCOTIQtJB 79
«s ha-
ISRROT, demAoM.
Qainauds !
€ A s s A N D RB , éetiùit sabitemenî de rire.
Or çà, que Ton éclaire Ces messieurs de Lauzun,ou plutôt (Rianti)de l'eau claire! Un flambeau I Il prend le fflambeaa des mains de Karinette» et raUlenaement.
• Youlez-Yous que ce soit de ma main ?
PIERROT, masquant Octave.
Inutile ] A présent nous savons le chemin...
Bas à Octave.
Et le retrouverons tout seuls, dès demain même !
Pendant que Cassandre va à la porte, sa lumière A la main, Octave saisit et baise rapidement la main d'Isabelle, qui pousse un petit cri de surprise.
I8ABBLLB.
Aht
CAS8ANDRB, se retournant.
Hein?
PIBRROV.
80 LE NAHCOTIQUB
Faisant A GaiMBdre Iw honneiinr de la tortie,
Après Yousl
Gafwmdre et Pierrot ae font de» politesses tout ea boalftmiiant et se moqaant l'un de l'antre. Enfin, Gassandre dit p ai s or Pierrot.
OCTAVE, pendant ce temps, bas A Isabelle.
Je reviendrai... Je t'aimel
Sur l'inTltalldn muette et railleuse de Gassandre, il sort A son Umr en envoyant un dernier regard et- un dernier baiser A Isabelle, qui demeure songeuse et las yeux baissés. La toilt tombe.
FIN DU NABCOTIQOB. ^
PABIt. - WP. CBAIX, M, RUE BUGIbE. — <W»4-1.
COMÉDIE
Représentée pour la première foif , à Parii, mr la TttàkTBM'?1UMQàM,
la 13 nui 1879,
CALMANN LÉVY, ÉDITEUR
DU MÊME AUTEUR
l'âge INGRAT, comédle en trois actes.
l'autre motif, comédie en un acte.
LE crfïivALiER TRUMEAU^ comédie en un acte, envers.
LE DÉPART, poésie dite au Théâtre-Français.
LE DERNIER QUARTIER, comédie en deux actes, en vers.
LES FAUX MÉNAGES, comédio en quatr-e actes, en vers.
HÉLÈNE, tragédie bourgeoise en trois actes, en vers.
LE MONDE ou L*oN s'amuse, comédic en un acte.
LE monde ou l'on s'ennuie, comédie en trois actes.
LE MUR MITOYEN, comédio OU deux actes, en vers.
PENDANT LE BAL, comédic OU uu acto, en vers.
LE PARASITE, comédic OU un acle, en vers.
PETITE PLUIE. . . comédie en un acte.
PRIÈRE POUR LA FRANCE, poèmc dit au Théâtre-
Français.
LE SECOND MOUVEMENT, comédie OU troîs actes envers.
AMOURS ET HAINES, un VOlumC.
LES PARASITES, UU VOlume.
LE THÉÂTRE CHEZ MADAME, UU VOlume.
Paris. Imp. P. Monillot, 1315, quai V^îUire. — n60S.
PAB
EDOUARD PAILLERON