SCÈNE PREMIÈRE
et que je coupe du crin dans le lit de mes petits camarades.
MADAME DE RÉNAT.
Et d'ailleurs, vous avez un rival.
RAOUL
Qu'est-ce que cela me fait? puisqu'elle ne l'aime pas... Elle n'aime personne.
MADAME DE RÉNAT.
lin notaire.
RAOUL
Ah! ça, c'est une chance de moins.
MADAME DE RÉNAT.
Et qui s'appelle Gilet*
RAOUL, riant.
Ahl ça, c'est une chance de plus.
MADAME DE RÉNAT, 8*asseyant
Mais enfin, depuis quand cette belle idée -là vous est-elle venue?
RAOUL
Mais depuis un mois, depuis je suis ici, que je l'ai revue. Il s'est fait en elle cette année un tel... épanouissement.
Ah I voilà.
RAOUL
Mais certainement, mais je l'avoue. Je ne suis pas insensible à ces choses, moi! au contraire. Aussi en arrivant, c'a été comme une révélation.
S'asseyant.
MADAME DE KÉNAT. ^
Oui, c*est joli,.. Et vous ne lui avez rien dit de votre... révélation, j'espère.
RAOUL
Moi! Ah! bien oui, je n'ose pas,' figurez-vous. Je vous dis que j'en suis fou, que j'en suis bête.
MADAME DE RÉNAT.
N'insistez pas, je vous croirais.
RAOUL
Mais bête à faire des vers; vous aviez raison, j'en faisais là, tout à l'heure.
MADAME DE RÉNAT.
Pour Toinon !
RAOUL
Oui, pour elle, pour cette petite Antoinette que j'ai vue enfant et que j'aime à cette heure et qui ne s'en doute guère et qui rit de moi et qui rit d'elle et qui rit de tout et toujours! C'est insupportable et c'est charmant, mais le moj^en de lui rien dire. Aussi, j'ai compté sur vous, ma tante, à nous deux, nous trouverons bien quelque chose, vous m'aiderez, vous lui parlerez, nous tâcherons... enfin vous n^'aiderez, n'est-ce pas?
MADAME DE RÉNAT.
Ahl mais non, par exemple.
RAOUL
Comment non, vous, mon açicienne alhée, vous qui m'avez toujours...
MADAME DE RÉNAT. .
Autre chose était de faire payer vos dettes de sous-