‹ Le chevalier Trumeau: comédie en un acte, en versChapitre 3 sur 143 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

Elle dit y d'ailleurs, trop mttement ce qu'elle veut direy pour qu'on la puisse accuser de sous-entendus. Quant à la scène qui vous a si fort scandalisa^ il paraît, Vidée en est tout entière dans une pièce du Théâtre-Italien, dont votre mère-grand' a jadis ri de bon cœur y soye:^n sûre, et sans penser à mal.

Relise2^ Trumeau, Madame, non plus avec les yeux de la vertu — je m'en méfie — mais avec ceux de la bonne foi, et vous verre^^ que ce badinage ne valait pas d'exposer la franchise de mon honnêteté à s'étonner des clairvoyances de la vôtre.

Et veuille'^ croire, Madame, ci mes sentiments de profond respect.

Edouard Pailleron.

LE

Chambre fin Louis XIV, très élégante, toilette, canapé, fauteuils, meubles du temps, cage à perruche, pagode, porcelaines et, en général, tout ce qui, à cette époque, garnissait une chambre de jolie femme. Porte au fond, portes latérales. Au moment où la toile se lève, la porte du fond est refermée avec violence par quelqu'un qui sort. — Isabelle et Marton sont sur le théâtre. Marton, tenant différents objets de toilette à la main et près d'une porte latérale, a l*air d'arriver pour la fin d'une scène qui se termine. Isabelle, continuant une conversation, va rapidement à cette porte du fond que l'on vient de fermer brusquement, et, en faisant une révérence aigre-douce :

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