SCÈNE Y
LOUIS, JEANNE, PULGHËRIE, emtaDt avec un registre
à la main.
LOUIS, allant à elle.
Ahl c'est vous! Eh bien! ce brancard? est-ce fini?..,
PULCHÉRIB.
Obi moment I Gabasse n'est pas si vif..« Ce n'est pas une alouette, vous savez... II a rangé la voiture sous le hangar, là-bas, à l'abri, et il rezamine.,* (a par;, regardant Jeanne.) Une belle femme, oui !
LOUIS
Alors, que voulez-vous?
PULGHÉaiE, à part, regardant Lonli.
Et un bel homme. (Hant.} Oh! rien. Une petite formalité.
LOUIS
Une formalité?
PULCHBRIE,
Oui, le livre.
LOUIS
Quel livre ?
PULCHÉRIB*
Monsieur sait bien, pour le nom...
LOUIS
Mais quoi ? quel nom ?
PULCHÉRIE
Sur le livre... Monsieur connaît bien Tusage... Tous les voyageurs mettent leur nom, profession, habitation, deslination sur le livre*
LOUIS
Mais nous ne sommes pas des voyageurs, nous sommes des passants.
.r^*ii
PULGHÉRIE.
Ohl n*empèche... Si près de' la frontière, on ne plaisante pas. (Présentant son livre.) Si MonsieuT vdut... OU Madame.
LOUIS
Donnez ! (II prend le registre et écrit. )
PULGHÉRIE, à part, en la regardant.
Ça les taquine !
■• LOUIS
Voilà! (Il lui rend le registre. )
PULGHÉRIE.
Merci bien! (Lisant.) « M, Louis de Nohant, secrétaire d'ambassaiie... » Jolie profession!... « et... sa fenime! » (a part.) Ah lie coquin!
LOUIS
Et dites à votre mari qu'il se hâto, et aussitôt la voiture en état, venez nous prévenir... aussitôt, vous entendez?
PULGHERIE.
J'entends!... (a pan.) C'est une intrigue, une intrigue et rien d'autre... Té I cela émoustille toujours les femmes, ces
choses! (Elle sort. )