‹ Le chevalier Trumeau: comédie en un acte, en versChapitre 47 sur 143 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

denté... quoi qu'il en soit, il faut partir et sur-Ie-charop... Elle no nous a pas enfermés ici par plaisanterie, vou» comprenez?...

JEANN8»

Louis! que craignez-vous? oh I n'ayez pas peur de m'ei^ frayer. — Dites 1 dites !

LOUIS

Vous le savez bien* . '

lEÀNNB.

Julia est légère, extrava<<:ante, folle, si vous voulez; mais die est incapable d'une inramie.

LOUIS

Yous voyez bien que vous le savez ! Jeanne, avant une heure, cette femme va revenir ici, et cette fois... elle ne sera pas seule.

JEANNE

Nonl ce n^est pas possible! on ne fait pas cela!... Une amie... une femme ne fait pas cela. A moins que... au fait, pourquoi pas?... Louis, Julia vous aime!

LOUIS

Yous la flattez! Il n'y a pas là jalousie, mais envie, rien que IVnvie haineuse de notre bonheur, avec la morale pour prétexte. Jeanne, avant une heure, je vous le répète, votre mari seni ici pour vous arrachera moi... Ah! si j'étais seul, je ne fuirais pas ce moment, je l'attendrais, au contraire, et avec queUe joie!... Mais plus tard, cela, nous verrons... quant à présent, je ne dispute pas mon trésor, je l'emporte ! (Tout eo

•a parlant il a pria iM draps oubliés par Pulcbérie et les tord da fagon à en faire uoe eorde.)

JEANNE

Que faites- vous donc là?

LOUIS

Je prépare l'évasion... car c'est une véritable évasion... et l"- temps presse... Voilà ce que je vais faire : la porte ne peut ni 6*ouvrtr ni s*6ofôiicer, mais il y a la fenêtre... Ce ti'est qu'un

premier étage, après tout!. «. Je vais attacher ceci à la barre* et en me laissant glisser à terre... (s'efforcant ds rire.) comme Laturle... tout à fait Latude, vous voyez. Une fois en bas, je découvre mes coquins d*bôtetiers et ils trouveront bien ç^ qu'H nous faut, soyez tranquille 1 (u « ourert u feaâtre.) ^

Louis, prenez gar()el

Et dire que sans ce maudit orage... sans cet accident... nous serions à cette heure.... Âh! chèro Jeanne I Ce n'est pas encore la prose, n'est-ce pas?

JE ANNE ,' préoccupée.

Pouf aller et revenir, il lui faut bien une heure. (Anmit è u fenêtre.) Ce linge est-ll solide, au moins? Comment allez- vous faire?

LOUIS

Très-facile... Vous allez voir.

JEANNE

C'est bien haut... faites attention.

LOUIS attacha la nappe à la barre de la fenâtre de droite tout «o parlant.

Non, non! quand je serai au bout, les bras étendus, je toucherai presque le sol... N'ayez pas peur... U pleut loujoursi... c'est le plus contrariant; car, pour le reste, ayez conûance, je

me fais... (it i*arréte») Je me... (Rentrant précipitamment.}. Ren trez, leS voilai (u tsm» u Cnidtre.)

JEANNE

Comment?

LOUIS

Vous n*entendez pas? Des chevaux! plusieurs chevaux I

JEANNE

Mais ce n'est pas possible! En aussi peu de temps, el'c n'a pu aller au château...

touis.

Chercjier Tauere?... ohl il était an route; elle Ta dit... Le

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