‹ Le chevalier Trumeau: comédie en un acte, en versChapitre 46 sur 143 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

LOUIS

Fermée, parfaitement fermée 1

JEANNE

Comment se fait-il?

LOUIS

Tous ne devinez pas?... Une vengeance de la baronnel Le irait da Parthel Cette plaisanterie la complète.

JEANNE

Il n'y a qu'à appeler.

LOUIS

Certainement, (n appeua et. frappe.) Holà, hél Thomme! Taubergiste!... Ne s'appelle-t-il pas Cabasse?

JEANNE

Oui, je crois.

LOUIS, appelant.

Cabasse I... Ah çà, mais ils sont devenus sourds I... (Appeant pios fort.) Cabasse I

JEANNE

Voilà qui est curieux.

Ce n'est que risible... Âhl je suis étourdit Ces gens sont de Tautre côté, probablement dans la cour, ils ne peuvent entendre... Mais en ouvrant la fenêtre... ( ir ourre la fenâtre droite. —

Brait de plaie.) Tiens I il pleutl

JEANNE , souriant

Petite pluie!...

LOUIS

Ohl celle-là... (Appelant. ) Cabasse I... Celle-là, chère Jeanne, pas plus que l'autre, du reste, n'est à redouter. (Appelant.)

€aba8Se I... ( n regarde par la Pénétre. ) Eh bien I

JEANNE

Qu'avez-vous ?

LOUIS

Eh bien I... la voiture ?...

JEANNE

Comment... la voiture ?...

LOUIS

Oui, notre voiture, son panier, quand je suis remonté tout à l'heure, il était là, à la porte.

Eh bien ?

LOUIS

Eh bien ! regardez, il n'y est plus.

JE ANNE , regardant par la fecôtre.

Il n'y est plusl (Silenee. — Ils se regardent.) Voyant la pluie,

ils Tauront remisé sans doute.

LOUIS

Non.

JEANNE , stnpé&lte.

Elle Ta emmené I... Elle a emmené la voiture !...

LOUIS I eonsterné.

Oui I... (iTee ane gaieté forcée. ) Âh I Cette fois, il faut en Convenir, ce n*est pas mal joué ! Sa voiture I... elle était dans son

droit I (Regardant dehors.) NOU, pluS rien I... (Il referme la fenêtre. )

Allons 1 c*est mesquin, c^est absurde, c'est un moyen de comédie, mais enfin c'est de bonne guerre... Eh bien! mais, nous voilà en prison.

JEANNE

Qu*aIlons-nou8 faire ?

LOUIS

Ce que nous allons faire?... Mon Dieu ! il est certain que c^est gênant... mais ce n*est que gênant...

JEÀNN^.

Si on appelait les aubergistes... encore... peut-être..*

LOUIS, il cherche quelque chose aatonr 4e lui.

Inutile. Vous comprenez bien que ces gens sont du complot*

(il trouve une traverse en bois et la prend.) Il JÛQ Semble qu'cn pOSant

sur la porte avec ceci... (n passe ia trarena sous la porte] car il y a visiblement complot..* Elle a payé..*

JEANNE

Attendez donc... je me souviens, cette femme, cette Pulchérie, c*est une ancienne Temme de chambre de la baronne... elle me Ta dit...

LOUIS

Vous voyez, c'est évident... c'est un complot... Oh I cette femmel

JEANNE

Vous n'auriez pas dû prendre sa voiture. G*est cela qui lui a donné Tévehl..; Cela vient-il?

LOUIS, toujours pesant sur la porte.

Pas encore!... Où trouver une autre voiture, dans ce pays perdu? D*ailleurs, elle eut éventé notre projet quand môme... Tout ce pays e^t à elle, depuis le maire jusqu'au bouvier.

(iTouvel effort) Âllons! la pOrte est SOlidel (Etant forcément ) Il OSt

certain que si elle a voulu nous mettre daiis une situation ri«

dicul^... (Nouvel effort.) Trop SOlide, j'y renonce!.,, (jetant la tra-

Tene.) Âhl il faut sortir d'ici, pourtant!

JEANNE

Et où irons-nous après!... sans voiture?

J'irai trouver Taubergisle, et il nous tirera de la, soyez tranquille, j'y mettrai le prix... Mais, j'y pense, il y a des chambres, là, à côté ces chambre? ont des issues 1

3a ^ PETITB PLUIB...

IBAHHB.

C*03t vrail

LOUIS, layMX.

La baronne a oublié celles-là I Nous sommes saavésl Voyons

par ici.», (n «bu* dut l« cha i t r e ie draile.}

JB ANNB le wit me U iMi^ iwi«*» ta r^ta» et r€etaii«.

Oui, c*e8t cela, voyei!... Mon Dieul qa'esfr-ce que tout cela veut dire? Où alions-noast (Louis mire «■ Mèse.} Eh bien?

LOUIS

De ce côté, rien, pas d'escalier, pas de pofte... c'est uae chambre à coucher, il n'y a qu'une fenélre, comme ici. (i»m forcément.) Vous savez quo cela devient tout à Tait grotesquel... C'est du plus haut comique!...

JEANNE, voBtraBt ta pwte ie gaaehe.

Et par làl voyez donc par làl

LOUIS

N'ayez aucune inquiétude, nous allons irouver!... (n entre daai

la chambre de gaucho et parle du dehors.) VoyOOS, îci, C'eSt différent;

c'est un grenier d'ailleurs, rien de plus!

J E A N M { , ssf la porte de ganehe.

Et au fond?... cette ouverture... avec ces volets? oui, fa!... Où cela conduit-il?... Qu'est-ce que c'est que cela?

LOUIS

Rien, une lucarne, (tentraet.) La thaison n'a qu'un éia;;e, qu'un escalier qui mène k cet étage, et qu'une porte 9ur cet escalier, et la voici... c'est une fatalité!... Ahl chère Jt^nnci me pardonnerez-vou9 jamais?

JEANNE

lie malheur est que vous «nycz pris sa voiture*

LOUIS

Le ma'heur est plutôt que vous l'ayez choisie pour confia

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