SCÈNE XX LE BARON, M. DE BUSSÂG
DE BUSSAC, stupéfait suivant le couple des yeux.
Ah ! mais je n'y suis plus du tout "alors. Tiens, tiens, liensl
LE BARON, accablé.
Est-il possible qu'il se marie en province et qu'il ne m'en ait. pas prévenu?
DE BUSSAG.
Que voulez-vous, il aura craint de vous affliger par la nouvelle de cette séparation.
LE BARON
Et il a eu tort! C'est un manque de formes inouï!... Un ami de quatre ansi pour qui je n'avais rien de caché.
DE BUSSAG
Rien?... Je ne vous savais pas si liés !
LE BARON
Rien, monsieur ! Je suis blessé 1 je suis froissé, je suis véritablement froissé, mettez- vous à ma placc-
DE BUSSAG.
Permettez...
LE BARON
Encore, s'il se mariait dans des conditions ordinaires et qu'il pûl continuer à nous voir comme parle passé?
DE BUSSAG.
Voilà la question. Gontinucra-t-il comme par le passé?
LE BARON
Eh non, à coup sûr. En provmce ! R s'établit en province, il nous quitte pour toujours peut-être et il ne m'en souffle pas mot. Je vous avoue que je lui en veux furieusement et je ne le cacberai pas, le cas échéant. Je n'aime pas les ingrats.
DE BUSSAG, à part.
l\ a des mots superbes
LE BARON
Et quel moment choisit-ii! Celui où les embarras de mon procès redoublent et où je n'ai jamais tant eu besoin d'un second
DE BUSS AC, à port.
Un second bien, mais un troisième...
LE BARON
Notez que la baronne ne sait rien et qu'elle danse là-bas, sans concevoir le moindre soupçon ; comment va-t-elle pren-