SCENE VINGT-CINQUIEME
^ LA BARONNE , prenant à part H. de Bussao.
Un mot, je vous prie, monsieur le comte.
PAUL
Elle m'aimait encore I cette fois, je suis perdu 1
Il s'assied, accablé* GASTON, entrant, au baron qui le retient.
Adieu, baron, adieu ! (a part.) Il est très-aimant cet hommelà, il est trop aimant 1
LE BARON
Je vous reverrai bientôt, n'est-ce pas, mon cher ami I
GASTON
Bientôt, oui, bientôt !
LE BARON
Nous avons à causer, ne Toubliez pas I
GASTON, à part.
Oh ! oui, le procès Rédeville, merci 1
PAUL, regardant la baronne et son oncle qui causent ensemble.
Ils parlent de moi, mon oncle sourit, c'est bien cela... plus d'espoir !
GASTON, aa comte.
Vous m'attendez, n'est-ce pas, monsieur de Bussac, nous partons ensemble? (aq baron.) allons, adieu !
LE BARON, le retenant par la main.
C'est-à-dire au revoir!
GASTON% s*échappant. (Monsieur de Bussac a quitté la baronne et Tient écouter l'entretien de Gaston et du baron).
Au revoir! au revoir! (a part.) mais c'est un lierre l(ii re;rient •or ses pas.) Ah! j'y pcnse! au fait, en désespoir de cause*., lui pourra me dire peut-être... Baron?
LE BARON
Mon ami !
Vous ne connaîtriez pas d'aveniure une dame, qui s'est égarée il y a un mois, au bal de l'Opéra, en domino bleu!
LE BARON
Il y a un mois?
* La baronne, Bussac, le baron, Gaston, Pant
5i LE MONDE OU L'ON S'AMUSE
GASTON
Oui!
Lfi BARON.
Ea domino blea? mais parfailemcnti
GASTON
Vous la connaissez ?
LE BARON
Parbleu 1 c'est ma femme !
GASTON, stupéfait.
G'esl!** COmmenl!.. C'csl... (Loi reprenante bras brasquemcPt.)
Allons dans votre cabinet!
LE BARON *
Merci, mon ami, merci, mais il est trop tard, demain, si vous pouvez venir.
Si je !•• mais demain, mais aprôs-demaiO; mais tous les jours.
LE BARON, éma.
Tenez, Gaston, vous êtes un charmant garçon. Ah ! pourquoi ne vous ai-je pas connu plus l6l ?
GASTON
El moi donc! (ns&e serrent la main.) Àh ! c*dtait elle! (a m. de BdssQc, qui est derrière lui.) C'était sa femme! compreuez-vous ?
I DE BUSSAC
Parfaitement! (AUant à Paul, qui s'est assis accablé à l'écart.) Eh
bien ! mon neveu?
PAUL
Eh bien! mon oncle, je suis désespéré, faites ce qu^il vous plairai.
DE BUSSAG. '
Eh bien! mon ami, je 'te donne la main de ma fille!
PAUL
Se peut-il?
* La baronne, le baron, Gaston, Dussac, Paul.
. StÈNE YINGT-GINQUIÈME
DE BU'SSAC, haussant les épanles et lai montrant le groupe da
baron, de k baronne et de Gaslon.
Mais regarde donc?
LE BARON, la main de Gaston dans la sienne.
Ah! Gaston! laissez-moi vous appeler Gaslon dorénavant! on est heufeux, quand on perd un ami comme lui, d en retrouver un comme vous.
PAUL
Ail 1 je comprends! .
M. DE BUSSAG.
Il a la bosse de Vamitié, cet liomme-Iàl««
FIN
Tf.
'Tfr^
COMÉDIE Représenté pour la première fois à Paris,
SUB LB TbÉATRB DB LA PORTE-SAIIIT - MâRTII
Par les Artistes de la Comédib-Françaisb le 23 avril 1882.
CALMA NN LÉVT, ÉDITEUR
DU MÊME AUTEUR
l'agb ingrat, comédie en trois aetes.
l'autre motif, eomédie en «in aete.
LB CHBYALiER TRUHBAu, comédio en nn acte, en fers.
LB DÉPART, poésie dite au Tliéâtre-Français.
LE DERNIER QUARTIER, comédie en deax actes, en vers.
l'étincelle, comédie en un acte.
LES FAUX MÉNAGES, comédio en quatre actes, en vers.
HÉLÈNE, tragédie l)oargeoise en trois actes, en vers.
LE MONDE ou l'on s'amuse, comédio od un acte.
LE MONDE OU l'on s'ennuie, comédio en trois actes.
le mur mitoyen, comédie en deux actes, en vers.
LE parasite, comédie en un acte, en vers.
pendant le bal, comédie en un acte^ en rers.
petite pluie, comédie en un acte.
PRIÈRE POUR LA FRANCS, poèmo dit au TliéAtre-FniBçais.
le second mouvement, comédie en trois actes, en vers.
AMOURS ET HAINES, UU TOlnmO.
LES PARASITES, UU YOlumO.
LB THÉÂTRE CHBZ MADAMB, UU YOlume.
LE
COMÉDIE
EDOUARD PÂILLERON
PARIS calmànn lévy, éditeur
ANCIENNE MAISON MICHEL LÉVY FRÈRES