SCÈNE VI
FERNAND
Madame, 3 ’ai pu avoir des torts envers vous ; mais, si graves qu’ils aient été, désormais nous sommes quittes, (il se dirig vers la porte.)
CLOTILDE, riant.
OÙ allez-vous?
FERNAND, d’un ton bref.
Je vais me jeter sur un canapé dans le salon, puisque cette porte maudite...
CLOTILDE
Comment! cette plaisanterie de porte dure encore?... Mais cela est puéril.
FERNAND
11 n’y a pas là de plaisanterie... Je vous dis que la serrure est brouillée... il y a du sable dedans.
CLOTILDE
Du sable?... Bah! du sable!... Et qui voulez-vous qui ait mis du sable dans cette serrure?... A moins que ce ne soit vous...
FERNAND. 11 tient la porte pour sortir.
Eh! non, Madame, ce n’est pas moi!... De quoi ra’allezvous soupçonner!
CLOTILDE, riant toujours.
Vous allez voir que ce sera moi !
Je ne dis pas que ce soit vous.
CLOTILDE, allant à lui délibérément.
Eh bien ! vous avez tort, car c’est moi. (Elle lui tend la main, pernand la regarde avec hésitation , et elle continue en baissant les yeui.)
C’est moi-même pourtant... Sur la foi d’un simple cheveu...
j’ai hasardé, je le crains bien, une faute énorme, — non pas en morale, comme vous le disiez, mais en politique.
FERNAND, avec hésitation.
Je VOUS jurerais que non... si je ne craignais encore quelque mauvais réveil, quelque terrible éclat de rire!...
CLOTILDE
Malheureux ! vous voyez bien que je ne ris pas... puisque je pleure I... (ll l'embrasse.)
FtN.
LAGNY. — Ty|iogni|ihie de A. YARI6AÜLT et Oe.
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