S IT. DIMINUTION NOTABLE DE LA PERMÉABILITÉ : PAS DE CHEYNE-STOKES
Le Cheyne-Stokes, venons-nous de voir, apparait quand la perméabilité est atteinte dans son intégrité, mais la réciproque est-elle vraie ? Chaque fois qu'il y a insuflisance rénale, la dyspnée périodique se pro duit-elle ? Or, très souvent, on est en présence de néphrites interstitielles typiques, qui se vérifient à l’autopsie où on trouve de petits reins scléreux, presque réduits à l’état de moignons, ayant entrainé pendant la vie une diminution considérable de la perméabilité. Cependant la maladie évolue sans
Jamais présenter de Cheyne-Stokes ; ce sont là des faits d'observation courante. Nous-même, sur 52 cas de néphrites interstitielles observés dans le service de M. le professeur Bondet, n'avons noté que 4 cas où l'insuffisance rénale coïncidait avec la dyspnée périodique ; dans les 48 autres cas, la maladie avait évolué sans Cheyne-Stokes. Dans les travaux récents sur les néphrites, mêmes remarques : dans la thèse de Bernard (Paris 1902), les observations VIII, IX, XII, XVII, XVIII, XX, XXI, offrent un taux très réduit de l'élimination toxique par 24 heures; dans la thèse de Burthe sur la perméabilité dans une série de néphrites scléreuses chroniques, on trouve de tels cas (Paris 1902) ; de même dans celle de Raynaud (Lyon 1903), sans que l’on voie jamais apparaitre le Cheyne-Stokes. C’est donc que la toxhémie rénale n’est pas tout dans la production du phénomène et qu’il est probablement d’autres facteurs qui interviennent.