I. DIMINUTION NOTABLE DE LA PERMÉABILITÉ
CHEYNE-STOKES
C'est là le résumé de la théorie classique de l’origine rénale du Cheyne-Stokes. La dyspnée périodique survient en effet chez des gens àgés, présentant depuis longtemps des signes évidents de néphrite, chez lesquels on trouve toujours des lésions concomitantes du côté du cœur, du système artériel, ou d’autres organes. Ce sont des malades chez qui on note de l’hypertrophie du cœur, du bruit de galop, de l’épaississement des artères ; des urines claires, abondantes, ne contenant que des traces d'albumine ; chez qui l'œdème n'apparait qu'après de longues
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années; qui, enfin, présentent de la dyspnée au moindre effort. Un jour, l’auscultation du cœur révèle que le bruit de galop s’est transformé en un souflle d'insuffisance, ou bien que le cœur est devenu arythmique ; en même temps les urines sont moins abondantes ; rapidement la dyspnée qu'offrait le malade prend les caractères du Cheyne-Stokes. Si à ce moment on fait l'examen de la fonction rénale, on constate des signes d’une imperméabilité plus ou moins accusée, dont on fait aussitôt la cause du Cheyne-Stokes, sans tenir compte des lésions concomitantes. C'est de la constatation certainement la plus fréquente de tels cas qu'est née la notion classique, telle que nous l'avons déjà exposée. Nous dirons donc que, dans toute une série d'observations, la plus nombreuse à coup sûr, la dyspnée périodique s'accompagne d’une diminution de la perméabilité.