‹ Le Chien courantChapitre 9 sur 31 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

Quelque petit academique,

Laissez aller les combatans.

Qui me voudra livrer bataille, Que hardiment sa plume il taille :

Vous en aurez du passe-temps ‘.

Le succès de la Ligue l’éloigna de Paris. C’est à cette époque qu'il fit une étude approfondie des comédies de Plaute, étude qui ne fut certainement pas sans influence sur la rédaction de la Satyre Menippée, à laquelle il prit part avec Pierre Leroi, Jacques Gillot, Nicolas Rapin, Gilles Durant, Florent Chrestien et Pierre Pithou. Il composa les vers de cette satire, à l'exception de la pièce de l’Ane ligueur, qui est de Durant de Labergerie.

Voici l'appréciation de M. Sainte-Beuve sur Passerat, considéré seulement au point de vue de la Saiyre Ménippée; c’est un portrait digne d’un maître :

« [Passerat] bon et courageux citoyen, témoin con- « tristé des malheurs du temps, il les prend rare- « ment au sérieux dans ses vers ; un mot bouffon, « une épigramme sur le nez camus du duc de Guise,

« un calembour obscène ou trivial lui plaisaient

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