‹ Le Chien courantChapitre 8 sur 31 · INTRODUCTION. 1X · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. 1X

J'ai pris ces vers d’on grand et grand poëte Et je n’en suis qu’on pelit interprète,

Par un esprit ce propos fut tenu

Au sang d’Hector, dont vous estes venu, Sans chercher donc la vertu endormie

Aux vains propos de quelque academie, Lisez ces vers et vous pourrez sçavoir

Quel est d’un Roi lu charge et le devoir *.

Ce conseil servit de texte aux discours des académiciens, jaloux de la faveur de Passerat, qui tenterent inutilement de le perdre dans l'esprit du roi, le représentant comme un ennemi de lacadémie.

Henri HI prit le conseil en homme de sens, et le poëte lui adressa une épitre dont nous citerons les passages

suivants :

Ma muse n’est point ennemie, De la nouvelle academie, Ni ne veult desplaire à son Roi.

Je sçai combien on doit au Prince :

Et le bec malin qui me pince Lui porte moins d'honneur que moi.

Mais si cela seulement pique

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