‹ Le chien; son histoire, ses exploits, ses aventuresChapitre 65 sur 83 · RACES · texte numérisé non relu

RACES

Laissant de côté les auteurs de l'antiquité déjà énumérésdans ce livre, nous citerons depuis l'époque de la Renaissance quelques auteurs de vénerie qui se sont occupés de la description des races de chiens, entre autres Bélisaire, Michel-Ange, Guillaume Tardif et surtout Cay, qui a donné une description très complète des principale races.

Arrivé à 1755, nous voyons Buffon nous fournir la description de toutes les races de chiens connues en Europe et en donner une classifification basée sur la forme des oreilles.

1° Les oreilles droites, dans la famille des chiens de berger, dans laquelle il fait rentrer les chiens-loups, les chiens de Sibérie, deLaponie, du Canada et des llottentots.

2° Les oreilles en partie droites, dans la famille des mâtins, à laquelle il rattache le grand danois, le lévrier.

3° Les oreilles molles et tombantes : chiens de chasse, courant, braque, basset, épagneul et barbet.

Il reconnaît trente variétés du chien domestique, dont dix-sept produites par le climat; il considère le reste comme des métis et il conclut que le chien est une espèce distincte.

Zimmermann croit au contraire qu'il faut faire remonter le chien au loup, tandis que Guldenstaed affirme que le chacal est l'origine du chien»

Nous avons déjà dit que nous donnions la préférence à l'idée de Buffon que nous considérons comme la vérité.

Plus tard, en 1817, Cuvier, prenant la question à un autre point de vue, fait intervenir une nouvelle considération : l'intelligence, traduite par la grandeur du crâne et surtout la disposition des pariétaux.

Il affirme que le chien n'existe plus à l'état sauvage ; il considère les chiens réputés tels comme des chiens marrons et conclut que ces derniers, aussi bien que les chiens domestiques, ne constituent qu'une espèce.

S'appuyant sur la grandeur relative du crâne, il admet trois races : 1° Les mâtins, dont les pariétaux tendent à se rapprocher en s'élevant au-dessus des temporaux, les condyles étant placés sur la même ligne que les molaires.

Tels le mâtin, le chien de la Nouvelle-Hollande, le lévrier, le grand danois.

2° Les épagneuls dont les pariétaux s'écartent en dehors, à partir de la section temporale, ce qui augmente la capacité crânienne ; les condyles situés en dessus du niveau de la ligne dentaire.

Épagneul, barbet, chien courant, chien de berger, chien-loup, basset, braque.

5° Les dogues, dont le rapprochement de la courbe pariétale est très marqué, les sinus frontaux très grands, la capacité cérébrale petite et le museau court : dogue, doguin.

De Blainville conclut dans son Ostéographie que le chien domestique, appelé par Linné Canis familiaris, provient d'une espèce particulière bien distincte. « Le chien, dit-il, redevenu sauvage depuis plus de deux cents ans en Amérique, reste chien, et ne devient pas loup, comme cela a Leu pour le cochon et le chat qui redeviennent sanglier et chat sauvage. » La vie du chien devenue commune avec celle de l'homme lui ayant imposé l'obligation de suivre ce dernier sur les différentes parties du globe a nécessairement dû ressentir les influences des divers climats et des différents milieux dans lesquels il a été transporté.

Les différentes affectations qu'il a eu à subir dans l'état complet de domesticité dans lequel il a été amené ont eu comme conséquence la formation de races nombreuses bien caractérisées et constantes.

Mais le nombre en est actuellement si grand que l'on est souvent indécis pour la classification. Le cadre restreint qui nous est réservé pour traiter cette question ne peut nous permettre qu'une énumération.

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