SCÈNE il
MADAME POTARD, JEAN, un Agent, tenue dune elegamc douteuse, quoique soignée, gros favori?, grosse chaîne d'or et grosse canne.
JEAN, gaillardement.
Bonjour, madame Potard !
MADAME POTARD, rembrunie en voyant quelquun avec Jean.
Bonjour... Messieurs! qu'y a-l-ilpour votre service?
JEAN
Ccst encore pour le vôtre, que je reviens, Madame; je suis de parole, moi, voyez-vous !
MADAME POTARD
De parole?
JEAN
Oui, je viens régler.
MADAME POTAKD.
Régler ?
JEAN
Mais oui, le tour est joué.
MADAME POÏARD.
Quel tour?
JEAN
Méfiante ! ah ! ne vous faîtes pas de bile I (indiquant ragent. On peut parler devant lui... 11 est de Taffaire.
L'agent montre un carnet plein de billets.
MADAME POTARD
Quelle affaire?
JEAN
Pas tant de balançoires, je vous dis, n'ayez pas peur... Tendez la main, nous apportons votre pari.
MADAME POTARD
Ma part ?
JEAN, brus^iucmcnt .
Vous refusez... tant mieux! Bonsoir, Madame.
Il louriic les talons, prend le bras de lagenl el va vers la porte. MADAME POTARD, courant après eux.
Hein! Qu'y a-t-il? Vous dites?
JEAN
Rien! rien! nous garderons tout.
MADAME POTAUD.
Un instant! dame, écoutez donc, je n'y étais plus, moi^ en vous voyant deux et pas prévenue, je ne savais pas que Monsieur... Ahl il est de l'affaire?
JEAN
Fallait bien, vous comprenez, je n'étais pas présentable, lichu comme ça. Pour un baron, fallait un mossieUf voyez, c'est un mossieu.,. et cossu...
l'agent.
Oh! Madame s'y connaît.