PROLOGUE
pauvre diable d'homme du peuple comme nous. Esi-il Dieu possible que nous nous mangions ainsi les uns les autres?... pis que les loups. Ah! le Caïn! c'était bien la peine de l'empêcher de s'tuer pour qu'il tue l'autre... sauver l'mauvais aux dépens du bon, c'est ma faute. Vlà c'que c'est que d'être soûl! j'I'aurais laissé noyer, Tbandit, ou du moins j'aurais secouru l'autre... J'aurais eu des jambes, des bras ; oui, c'est ma faute. Maudit vini J'ai bu le sang d'un homme... Ohl je renonce au vin pour jamais... non, plus une goutte. Je l'jure ici sur le corps de ce malheureux... Mais ne restons pas là. Rien à gagner
auprès d'un mort!... Et mon sac? (cherchant son sac et heurtent
la kotte de Garovne.) Sa hotts ! et toute neuve encore... et voler avec ça ! En vlà un gredin qui a du vice... Si jamais j'ie retrouve ! ah ! aux mauvaises mains les bons outils ! (EndosMnt la hotte.) 11 n*valait pas même le sac... Si, pour le mettre dedans, (u jette le sac dans u hotte.) Patrouille ! il est bien temps.
Brait de pas. 11 souffle sa lanterne et s'éloigne à droite. UNE VOIX, au dehors, à gauche.
Qui ^ive?
JEAN, à part.
Un mort... Trop tard, tortues, bonsoir I
n sort; au même instant une patrouille débouche à gauche et apercerant Didier
va rers lui.
Rideau.