ACTE DEUXIÈME
dame, car, désormais, je le jure, Marie Didier sera la femme d'Henri Berville.
JEAN, entrant.
A la bonne heure I C'est ce qui s'appelle parler, (a Henri.) Comme ça, d'accord, plus d'opposition... Père Jean donne son consentement. . . ADez chercher celui de vos parents... C'est beau ce que vous avez fait là .. En tout bien tout honneur et tout bonheur... Trois heureux... j'espère au moins... Ah! la meilleure rouerie sera toujours l'honnêteté... A la vie, à la mort, monsieur Henri I
Henri donne une poignée de main à Jean, baise les mains de Marie et sort reconduit par elle jusqu'à la porte.
M A RIE 9 revenant à Jean.
Oh! que je suis heureuse! Il me fait croire tout ce qu'il dit... et vouloir tout ce qu'il veut. Il me rend folle de joie, mon Dieu ! Je vous remercie... Père Jean que je vous
embrasse ! (sue embrasse Jean, puis se tournant vers le cabinet) Ah !
pauvre enfant, l'amour l'a fait oublier. . . Il n'est plus que ma seconde pensée. Allons le rendre à la nourrice avec
l'argent. (AUant dans le cabinet et rentrant effarée.) Ah 1 mOn enfant ! mon enfant! où est mon enfant? Jean, mon enfant?
JEAN, stupéfait.
Comment ?
Il entre dans le cabinet.