SCÈNE V
LE BARON, JEAN, slobserrant mutueUemenU JËAN> écliauffé et fatigué. — A part.
Jouons serré.
LE BARON, à part.
Cet être ne m'est pas inconnu... Que veut-il?
JEAN, s' essuyant le front.
Comme il me toise !... Le nom de la Potard a fait son effet.
LE BARON, le regardant en face.
Que voulez-vous ?
JEAN, s' asseyant sans le perdre des yeux.
M'asseoir d'abord... je suis las.
LE BARON, à part, indigné et alarmé.
Quel aplomb ! l'insolent I
JEAN, s' essuyant le front.
Vous parler ensuite.
LE BARON, à part.
Cette voix... (Haut, l'enyisageant toujours.) Mais, d'abord, qui
êtes-vous ?
JEAN, à part.
J'ai déjà entendu ce timbre-là quelque part... oui n'importe I
LE BARON, rudement.
Allons> vite, finissons... qui êtes-vous?
JEAN
Je suis le Père Jean, chiffonnier, à votre service;
LE BARON, à part, effrayé.
Ah!., rivrogne du quai!.. Pourquoi ici? (Haut.) Je né vous connais pas. Que demandez-vous ?
JEAN
Je viens, recommandé par madame Potard, vous parler de Farrestation d'une pauvre fille.
LE BARON
Hein!
JEAN
Oui, d'une pauvre fille accusée d'infanticide.
LE BARON
Et qu*ai-je à voir là ?
JEAN
Ne faites pas l'ignorant, monsieur le baron.
LE BARON^ à part.
Que sait-il?... (Haut.) Quelle fille?... La vôtre, sans doute ?
JEAN
Un peu.
LE BARON
Vous dites...
JEAN
Puisqu'on m'appelle Père Jean, il faut bien que je sois un peu le père de quelqu'un... d'elle surtout, qui a perdu le sien.
LE BARON, à part.
Plus de doute... c'est lui.
JEAN, fixant le baron;
J'ai un cœur de père, moi, voyez-vous, si je n'ai pas d'enfant... Il y en a tant d'autres qui ont des enfants... suffity je suis là pour elle.
LE BARON, inquiet.
Et que puis-je faire à l'arrestation' de cette fille?
JEAN
.Beaucoup.
LE BARON
Moi?
JEAN
ïous.
Eh bien! que voulez-vous que j'y fasse? Voyons.
JEAN
Je n'ai pas besoin de vous le dire.