‹ Le chimisme des feuilles privées de chlorophylleChapitre 10 sur 37 · P, 100 DU POIDS FRAIS · texte numérisé non relu

P, 100 DU POIDS FRAIS

19 Feuilles vertes.

Réducteur. Saccharose. Sucre total, Glucosides. Amidon.

S'ÉA TE T ne 1,092 1,042 9134 0,210 Traces SOS RS Re AA 1,048 2,028 3,076 0,348 0,504 AIT 1,260 3,780 5,040 0,378 0,684

20 Feuilles blanches.

Réducteur, Saccharose. Sucre total. Glucosides., Amidon.

Tr Re NO 0,490 0,200 0,690 0,160 :

TRE RARE Fe 0,452 0,464 0,916 0,232 :

PR Se EP eu 0,516 0,684 1,200 0,298 ;

Dans ces feuilles d’'Orme, où 1l n'existe en fait de sucres solubles que du réducteur et du saccharose, 1l est facile, par le calcul, connaissant la déviation initiale du mélange des sucres, d'établir le pouvoir rotatoire du réducteur libre et d’en déduire les proportions de glucose et de lévulose en présence (1). On constate alors, comme l’indiquent les valeurs olucose levulose feuilles blanches, le glucose est relativement plus abondant que dans les feuilles vertes.

du rapport mentionnées ci-dessous, que, dans les

lucose Valeurs du rapport he lévulose Feuilles vertes. Feuilles blanches.

SANAL SE RE 0,323 0 553 DU ee gore NE SR RE 0,429 0,786 DAS JUIN EE METRE CR 0,553 1,199

(1) Lorsqu'il s'agit d'extraits de feuilles, les méthodes chimiques pour la

détermination du rapport L' reposant sur l’oxydation par le brome ou l’iode À

en milieu légèrement alcalin, sont rendues impossibles par suite de la présence dans ces extraits, même rigoureusement déféqués, de principes autres que les sucres et capables de fixer en abondance l’iode et même le brome (Cf. H. Coin et O. Liévin, Bulletin de la Société chimique de France, t. XXIV, 1918, p. 403).

Or, on sait que les feuilles privées de chlorophylle respirent mo ns que les vertes ; il en résulte donc que la richesse en glucose se trouve être inversement proportionnelle à l'intensité respiratoire. Et cela s’accorde bien avec l'hypothèse de Brown et Morris (1) adoptée par M. Molliard (2), Lindet (3) et H. Colin (4), d’après laquelle le glucose serait brûlé dans la respiration de préférence au lévulose.

Cette différence profonde, qui existe au point de vue de la teneur en hydrates de carbone, entre feuilles vertes et feuilles blanches, aussi bien chez l'Orme que chez le Marronnier, se retrouve identique dans les feuilles d’autres espèces panachées.

Voici, par exemple, la richesse en sucres des feuilles d’Æemerocüllis, d’ Acer, de Cornus et de Spiræa.

Hydrate; de carbone p. 100 du poids frais.

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