‹ Le chimisme des feuilles privées de chlorophylleChapitre 16 sur 37 · ARE TER RE NET ATOS · texte numérisé non relu

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Feuilles vertes. Feuilles blanches.

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3. Azote minéral joint à l'azote des amides et des amines. — Dans le procédé Salle (1) établi pour le dosage des nitrates et des nitrites, la solution aqueuse du sel est traitée par le sulfate ferreux, en présence de poudre de zinc et en milieu rendu fortement alcalin par addition de soude. L’azote des nitrates et des nitrites, passant dans ces conditions à l’état d’ammoniaque, est entrainé par la vapeur d’eau et recueilli dans l’acide sulfurique décinormal.

Si l’on traite de cette façon une liqueur contenant non seulement des nitrates et des nitrites, mais encore des amines et des amides, il est permis de penser que ces dernières formes d'azote passeront elles aussi à l’état d’ammoniaque et que la quantité d'acide sulfurique neutralisée correspondra, approximativement du moins, à l'azote des nitrates, nitrites, amines et amides.

MODE OPÉRATOIRE. — Pour séparer l'azote insoluble de l’a-

(1) Dentrcès, Précis de chimie analytique, p. 742,

Zote soluble, la poudre de feuilles sèches, ainsi que nous l’avons dit plus haut, fut traitée par l’eau distitlée bouillante, légèrement acétique ; dans ces conditions, l’eau entraîne évidemment, en même temps que les protéoses et les peptones, les acides aminés, les amides et tout l’azote minéral.

Cette liqueur, recueillie dans un ballon, fut donc additionnée, suivant les indications données par Denigès, de poudre de zinc, de sulfate ferreux et de lessive de soude. Après avoir adapté le, ballon au réfrigérant, on porte à l’ébullition et l’on reçoit les vapeurs ammoniacales entraînées par l’eau dans de l’acide sulfurique décinormal. La quantité d’acide neutralisé permet alors de calculer l’ammoniaque dégagée et d'en déduire la quantité d’azote présent dans la prise d'essai.

RÉSULTATS OBTENUS. — L’azote ainsi libéré fut toujours beaucoup plus abondant à partir des feuilles blanches. Il en faut donc conclure que ces dernières sont toujours plus riches que les vertes en composés solubles azotés à poids moléculaire faible.

Comme l'indiquent les chiffres suivants, se rapportant à 100 grammes de matière sèche, la différence entre les deux sortes de feuilles est considérable.

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