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Fe à D — A CT —— —— 4 - Feuilles vertes Feuilles blanches. Feuilles vertes. Feuilles blanches. 21 19 10,1 6,6 20,2 13,6 10,0 6,8
Et si l’on se rappelle que, pour un même poids frais, les feuilles blanches sont toujours plus riches en eau que les vertes, 1l apparaît clairement que, chez elles, l’acidité du suc cellulaire est très inférieure à la normale.
2. Acides salifiés. — Lorsqu'on calcine au moufle la matière sèche des feuilles, les composés organiques sont brûlés, et il ne reste comme résidu que les cendres, contituées par des sels minéraux. Durant cette calcination, les acides organiques libres disparaissent sans laisser de trace, puisque les éléments qui les constituent : carbone, hydrogène, oxygène, s’éliminent intégralement à l’état de gaz carbonique et d’eau. Il n’en va pas de même pour les sels organiques, dont le métal reste toujours dans le résidu minéral, où on le retrouve à l’état d'oxyde : K?0, Na°0, MgO, Ca0, en combinaison avec l’acide carbonique et l’acide phosphorique.
On comprend, dès lors, que, si l’on évalue, au moyen d’un acide fort, tel que l’acide sulfurique, l’alcalinité des cendres, on détermine du même coup le taux des acides organiques salifiés. Il est évident toutefois que ce résultat n’est qu’approché, car il existe dans la matière sèche certaines substances où figure la magnésie, comme la chlorophylle, par exemple; d’autres où figure la chaux, comme la phytine, qui n’ont rien à voir avec les sels d’acides organiques et qui, cependant, abandonnent à la calcination leur métal. Mais, à défaut de méthode plus précise, on est contraint de s’en tenir à cette approximation.
Pratiquement, c’est donc en dosant l'alcalinité des cendres que nous dosons les sels organiques.
On pourrait évidemment se contenter d'évaluer ici l’alcalinité totale, comprenant à la fois potasse, soude, chaux, magnésie, mais on peut aussi chercher à déterminer séparément,
d’une part, la richesse en bases solubles et, d’autre part, la richesse en bases insolubles.
A. ALCALINITÉ TOTALE.— Pour l’évaluer, un poids donné de cendres est additionné d’un excès d’acide sulfurique décinormal ; puis on chauffe légèrement quelques minutes pour activer la réaction de neutralisation. Après refroidissement, on ajoute deux gouttes d’hélianthine qui colorent la liqueur en rouge. Il suffit alors, par la soude, de revenir à la neutralité pour connaître l’excès d'acide sulfurique versé et en déduire la quantité d’acide correspondant aux bases de la prise d'essai.
Les résultats sont très nets : toujours les feuilles blanches se montrent inférieures aux feuilles vertes pour l'alcalinité totale. De plus, si l’ensemble des bases augmente régulièrement pendant le cours dela végétation chezles deux sortes de feuilles, ce sont les vertes qui, de beaucoup, accusent la plus forte augmentation. ,
Il est facile de s’en assurer par les chiffres qui suivent se rapportant aux feuilles de Marronnier et d’Orme.
Alcalinité des cendres {en SO*H? p. 100 de cendres). I. — MARRONNIER.
Feuilles vertes. Feuilles blanches.