‹ Le chimisme des feuilles privées de chlorophylleChapitre 23 sur 37 · SARA AE · texte numérisé non relu

SARA AE

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Ces résultats, obtenus à partir des cendres, peuvent être facilement rapportés à la matière fraiche des feuilles. On constate alors :

19 Que les feuilles vertes, en dépit de leur faible teneur en cendres, sont encore celles qui présentent la plus forte alca-

linité totale, celles qui sont, par conséquent, pour un même poids frais, les plus riches en acides organiques salifiés ;

20 Que les feuilles blanches, plus riches en cendres que les vertes, sont par le fait même plus riches qu’elles en alcalinité soluble. Ce qui revient à dire que les sels organiques solubles dominent chez elles.

L'opposition entre feuilles vertes et feuilles blanches se poursuit donc encore ici, puisque les feuilles à chlorophylle sont à la fois les plus riches en acides libres et en acides salifiés. Cela, du reste, ne doit pas étonner, car, s’il est vrai que les acides organiques proviennent principalement de l’oxydation des sucres et constituent comme un stade intermédiaire entre les hydrates de carbone et le gaz carbonique, il n’est pas surprenant de voir les feuilles vertes, qui sont plus riches en sucres que les feuilles blanches et qui respirent plus qu’elles, se montrer également plus riches en acides organiques. Ces acides organiques, pour une grosse part, passent, il est vrai, à l’état de sels aussi bien chez les feuilles blanches que chez les feuilles vertes; mais alors qu'ils se fixent chez ces dernières à l’état de sels de bases insolubles, c’est sous la forme de sels de bases solubles que nous les trouvons surtout chez les feuilles blanches.

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