‹ Le chimisme des feuilles privées de chlorophylleChapitre 27 sur 37 · DR A EU EN CAN ATE · texte numérisé non relu

DR A EU EN CAN ATE

22 MATE DEEE LIRE 19548 18,48

OST ES EC ETRR EU Re 10,39 16,85 DORNE:

Feuilles vertes. Feuilles blanches.

CR SUR NA DRAC ON HG EE op nn 2 A 16,00 16,29 DO RE AE A RAA DE CON 10,00 10,94 DATE AT EE SRE 6,39 10 20 DO ATULLIA RS ART Ge er 5,08 9,12

Ces chiffres, qui nous renseignent sur la richesse totale des cendres en phosphore, nous permettent déjà de saisir une différence entre feuilles vertes et feuilles blanches. Mais il est possible de pousser plus loin l'analyse et de déterminer dans ce total la part due soit aux phosphates solubles, soit aux phosphates insolubles. Il suffit, pour cela, de doser, en appliquant les techniques précédentes, d'une part le phosphore entrainé par l’eau et, d'autre part, celui qui reste après lavage des cendres. On obtient alors les chiffres suivants :

Phosphates solubles et insolubles p. 100 des cendres. I. — MaARRONNIER.

Feuilles vertes. Feuilles bianches.

TT ln ie Re P?0 soluble. P?05 insoluble, P?O5 soluble. P205 insoluble.

Ed ul ETRRRRERER 6,200 16,90 1987 6,54

Re vise te 6,113 15,85 15,24 6,60

DIR Al Le n tare Traces. 45,00 11,60 6,00

19 juin SAR ER — 10,10 11,45 D AU IT, —— ORME.

Feuilles vertes. Feuilles blanches.

Es + ——— " nn P?0®soluble. P?05 insoluble, P?0O5 soluble. P?205 insoluble.

A PE eee à 3,16 12,40 3,80 11,90

LIT CSN Traces. 10,00 2,40 8,25 CURE ® à 6,15 2,20 7,80 Ro juillet. 2e 510 1,40 7,70

On voit donc que les cendres de feuilles blanches se distinguent des cendres de feuilles vertes non seulement par leur richesse en phosphore total, mais encore par l’abondance des phosphates solubles qu’elles renferment. Cette abondance de phosphates solubles, qui ne peuvent être évidemment que des phosphates alcalins ou de magnésie, trouvés dans les feuilles blanches, s’accorde bien du reste avec les résultats antérieurs relatifs à la potasse.

Mais remarquons qu'il s’agit toujours ici des cendres végétales et que, par suite des modifications qui ont pu se produire durant la calcination au moufle, ces données sur la nature des phosphates trouvés dans les cendres ne renseignent pas nécessairement sur la nature des phosphates de la matière

sèche.

3. Fer. — Étant donnée l'importance bien connue de ce métal dans les phénomènes de chlorose (1), nous ne pouvions

(1) Cf. E. Gris, C. R. Ac. Sc., 1843, 1845, 1846, 1847. — SALM-HORSTMAR, Ann. de Chimie et de Physique, 3° série, t. XXXII, 1851, p. 461. —A. Gris, Ann. des Sc. nat., Botanique, 4 série, t. VII, 1857, p. 179. — 20NS, La chlorose et son traitement, 4891. — GRIFFON, Annales des Sc. nat., Botanique, 8° série, t. X, 1899, p. 1. — J.-M. Guizcow, Revue de viticulture, t. XIX, 1903, p. 469,

omettre ici les dosages du fer. Ces dosages furent faits par la méthode colorimétrique, suivant la technique exposée par L. Maquenne (1).

: Mode opératoire. — Partant toujours d’un même poids de cendres, on précipite tout d’abord le fer à l’état de phosphate. Le précipité recueilli est ensuite mis en solution dans l’acide chlorhydrique. La liqueur ferrique ainsi obtenue, amenée à un volume donné, est alors versée sur quelques gouttes de ferrocyanure de potassium. Comme la coloration bleue qui se forme est plus ou moins intense suivant la richesse de la solution en sel ferrique, il est aisé, en comparant les teintes, d’apprécier la richesse en fer des différentes prises d'essai.

L'expérience nous a montré qu'entre feuilles vertes et feuilles blanches il n’existe pas de différence appréciable sous le rapport de la teneur des cendres en fer.

La conclusion principale qui se dégage de cette étude, c'est que les cendres des feuilles blanches se caractérisent surtout par l’abondance des sels de potasse; celles des feuilles vertes, par la prédominance des sels de chaux. Les dosages de l’alcalinité soluble et insoluble, les dosages du potassium et du calcium, ainsi que les dosages des phosphates entrainés ou non par l’eau, parfaitement concordants entre eux, mettent ce point hors de doute.

De plus, si l’on considère, au cours de la végétation, les variations présentées par l’ensemble des bases et des acides minéraux, On constate que, dans les cendres de feuilles vertes aussi bien que dans celles des feuilles blanches, les acides sulfurique et phosphorique diminuent régulièrement, alors que la totalité des bases augmente, devenant de plus en plus disproportionnée avec la richesse en phosphore et en soufre. Cette constatation permet de conclure qu'il y a, chez les deux sortes de feuilles, à mesure que la végétation avance, augmentation des sels organiques, augmentation plus accusée chez les feuilles

— Mazé, Annales de l'Institut Pasteur, 1904, p. 741. ; C. R. Ac. Se., t. CLIII, 1911, p. 902 ; t. CLV,1912, p. 435 ; t. CLVII, 1913, p. 495. — GIE et CARRERO, Journ. agr. Research., &. IT, 1914, p. 205.

(4) L. MAQUENNE, Bulletin de la Société chimique, t. XXIX, 1921, p. 585.

vertes, puisque chez elles la disproportion entre baseset acides minéraux s’accentue davantage avec le temps. Et comme, parmi ces bases, la chaux seule s’accumule chez les feuilles vertes, il faut en conclure que ce sont chez elles les sels organiques de chaux qui augmentent ; alors que, dans les feuilles Jaunes, où la potasse s’accumule au détriment de la chaux, ce sont au contraire les sels organiques de potasse qui l’emportent. ;

On voit’donc que ces déductions, uniquement appuyées sur l’analyse élémentaire des cendres, sont en parfait accord avec les conclusions du chapitre précédent, tirées des mesures d’alcalinité.

Page 1