‹ Le chimisme des feuilles privées de chlorophylleChapitre 7 sur 37 · J. — MARRONNIER · texte numérisé non relu

J. — MARRONNIER

Feuilles vertes.

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Feuilles blanches.

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Feuilles blanches.

Feuilles blanches,

On voit, d’après ces analyses, que, dans un même poids de matière fraiche, les substances organiques et minérales augmentent avec l’âge, aussi bien chez les feuilles blanches que chez les feuilles vertes. Mais, tandis que, chez les premières, l'augmentation des sels minéraux est beaucoup plus rapide que celle des composés organiques, chez les secondes l’accumulation des matières minérales et organiques suit une marche sensiblement parallèle. Si l’on établit, dès lors, le rapport pondéral des cendres à la matière organique, on constate qu'il augmente sans désemparer dans les feuilles blanches et varie à peine ou même diminue dans les feuilles vertes (1).

minéral Valeurs du rapport À nd organique J. — MaARRONNIER,

Feuilles vertes. Feuilles blanches.

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D’autres analyses portant sur les feuilles de diverses espèces panachées (Acer negundo, Acer pseudoplatanus, Cornus, Hemerocallis) nous ont donné des résultats parfaitement comparables : l’eau est toujours plus abondante et la teneur en cendres de la matière sèche plus élevée chez les feuilles blanches. Toutefois, la richesse en cendres de la matière fraîche s’est montrée, dans certains cas, légèrement inférieure chez les feuilles privées de chlorophylle.

(1) H. Cozrx et À. GRaNDsiRE, C. R. Ac. Sc., DCE 025 p.199

P. 100 pu P. 100 DU POIDS FRAIS. POIDS SEC. MINÉRAL CRUE de ORGANIQUE, Mat.

Eau. organique. Cendres. Cendres.

Acer negundo. = Æ A ss 25

Feuilles eyertes TES 00 207210 8,600 0,093 — blanches terre 84 ,300049357824040915 12,208 0,138 Acer pseudoplatanus.

Feuilles vertes.......... 67,700 30,200 2.100 6,530 0,069 — blanches e 20015006 S 002-001 10,810 0,121 Cornus.

Feuilles vertes 4e" 68,700 28,640 2,660 8,945 0,092 "blanches. 7e 77,000 20,310 2,690 41,759 0,132 Hemerocallrs.

Feuilles vertes.......... 83,550 1%,8504:600 9,730 0,107 — blanehes 7" 90,000 8.610 1,390 13.860 0,161

En résumé, les feuilles blanches des espèces albinisées, quelle que soit l’époque de la végétation considérée, diffèrent sensiblement des feuilles vertes prélevées sur le même pied. Particulièrement riches en eau et en sels minéraux, elles sont toujours pauvres en matières organiques. Ces différences, sensibles dès l'ouverture du bourgeon, ne font que s’accentuer avec le temps.

Cette richesse en eau et en sels minéraux, qui distingue si nettement les feuilles blanches des feuilles vertes chez les espèces albinisées, se retrouve d’ailleurs dans la plupart des feuilles privées de chlorophylle.

Si l’on excepte certaines feuilles étiolées, celles de Vicia, Raphanus, Phaseolus par exemple, pauvres en eau d’après Palladine, dans tous les autres cas de chlorose la teneur en eau est supérieure à la normale. Les chiffres donnés par Church et par Zellner, relatifs aux plantes hétérotrophes, ceux de Kelley et Cummins, de Schertz et de Curtel se rapportant aux chloroses maladives, ceux de Palladine sur les feuilles étiolées du Blé sont très nets. Quant aux feuilles jaunes d’automne, bien que leur degré d'hydratation soit relativement faible, si on les compare aux feuilles vertes prélevées à la même date et sur le même individu, il est fréquent, comme nous avons pu le constater nous-mêmes, de les trouver plus riches en eau.

Un autre caractère, constant semble-t-il, des feuilles privées de chlorophylle est la richesse en matières minérales. Exception faite des feuilles étiolées, toujours pauvres en cendres, comme l’ont montré les analyses de Godlewski, Weber, Palladine et André, toutes les autres variétés de feuilles décolorées : feuilles jaunes d'automne (Grandeau, Zôüller, Rissmüller et Dulk), feuilles atteintes de chlorose maladive (Fliche, Degrully, Schertz), phanérogames hétérotrophes (Bouton, Church, Zeliner), se font en effet remarquer, comme les

feuilles albinisées, par l’abondance des cendres contenues dans la matière sèche.

ANN. DES SC. NAT., BOT., 10° série, 1926. vit, 17

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