CHAPITRE II
LES COMPOSÉS HYDROCARBONÉS
Parmi les composés hydrocarbonés, qui forment avec les matières protéiques et leurs dérivés la presque totalité des substances organiques existant dans les feuilles, les uns, tels que le glucose, le lévulose, le saccharose, sont considérés d’ordinaire comme le résultat immédiat de l’assimilation chlorophyllienne ; d’autres, comme l’amidon et les celluloses, regardés comme des produits de condensation des précédents, peuvent toutefois se former sans l’intervention directe de la chlorophylle ; d’autres enfin, glucosides, matières pectiques, mucilages, gommes, etc., dont la genèse est plus ou moins obscure, sont considérés, suivant les auteurs, soit comme des matières de réserve, soit, au contraire, comme des déchets cellulaires.
Si l’on trouve fréquemment dans les feuilles vertes normales tout cet ensemble de composés hydrocarbonés, il arrive parfois qu’un des termes de la série : amidon, glucosides, gomme, par exemple, fasse totalement défaut ou que de nouveaux sucres : raffinose, maltose, stachyose, viennent s'ajouter encore aux précédents.
Dès lors, deux questions se posent 1ci :
19 Les composés hydrocarbonés, que nous trouverons dans les feuilles vertes, se retrouveront-ils, sans exception, dans les feuilles blanches ?
20 Dans quelles proportions les rencontrera-t-on chez les deux sortes de feuilles ?