LE CIIIKLKCIEN DU HOI 8* AMI 9Ë
se lamente, secoue avec fureur la cloche du bac pour appeler au secours !
Des gens du peuple arrivent.
HHK Entre un chirurgien ; ce chirurgien c'est moi !
— Regardez, me dit Triboulet en vers, elle
est évanouie, n'estce pas ?
Et je réponds :
Elle est morte, Elle a dans le flanc gauche une plaie assez forte ; Le sang a dû causer la mort en l'étouffant.
C'est tout !
Voilà le rôle d'un bout à l'autre. Évidemment, il n'est pas long ; mais quand on est un jeune, un moderne, un bûcheur, on ne compte pas les mots ; je me suis dit : Ce chirurgien peut être une création superbe, et je me mis à le creuser.
D'abord il s'agissait de l'habiller, de lui donner une allure ; j'ai consulté plus de
deux cents dessins à la Bibliothèque nationale ;
puis mon costume une fois arrêté, je me suis posé cette question :
— Mon chirurgien sera-t-il vieux ou jeune?
J'avoue que c'était embarrassant !
Le jeune me séduisait davantage.
•—•■■H" Je jeune, un ardent, un bûcheur, et je tenais à le prouver dès mon entrée ; une entrée rapide, une de ces rentrées qui font dire à toute une salle :
— Qu'est-ce que c'est que celui-là ? A la bonne heure ! il vit ! il remue ! . .
Et puis il y avait toutes sortes de raisons
pour ne pas en faire un vieux.
Remarquez que
cette sombre