I. — Salicylate de soude
En dehors du carbonate de soude, Sicard essaya d’autres substances également sclérosantes comme Vhyposulfite de soude, le chlorure de calcium, le salicylate de soude. Son choix s'arrêta sur ce dernier médicament dont l’action sclérosante est très active.
Pin ju De QE qui ne produit que rarement des escarres même s'il est injecté hors de la veine, mais qui est cependant e - . 70 F . .
irritant pour Île tissu sous-cutané. Sicard l’emploie pur aux trois taux suivants: 20, 30, 40 grammes pour
100 grammes d’eau distillée en ampoules stérilisées
de 3 centimètres cubes, chacune d'elles contient donc 0 gr. 20, ‘0 gr. 30, O0 gr. 40 de salicylate de soude De centimètre cube. :
Dans une même séance, il injecte en plusieurs régions jusqu'à une dose globale de 2 grammes à 3 grammes de salicylate de soude, lequel n’est toxique qu’à une dose d'environ dix fois plus forte. Ce sel, d’ailleurs, jouit de propriétés antithermiques, antirhumatismales et antinévralgiques.
La technique est la même que pour le carbone
de soude, on remarque les mêmes phénomènes locaux, la crampe apparaît ici encore quelques secondes après l'injection, et est quelquefois très vive, elle disparaît également au bout de cinq à six minutes.
En même temps que se produit la réaction « d’endoveinite », comme dit Sicard, réaction grâce à laquelle s'établit la sclérose oblitérante, on a quelquefois avec le salicylate de soude une réaction de périveinite, le cordon veineux oblitéré est entouré d’une zone empâtée, résistante au doigt et douloureuse.