‹ Le Chlorhydrate Double de Quinine et d'Urée dans le Traitement des VaricesChapitre 13 sur 36 · III. — Chlorhydrate neutre de quinine · texte numérisé non relu

III. — Chlorhydrate neutre de quinine

De même que l’idée du traitement par le carhonate de soude wint à Sicard, après la constation de l’oblitération des veines au cours du traitement anlisyphilitique par les solutions sodiques novarsénicales. de même, Genévrier, ayant remarqué l'induration présentée par les veines des malariens du Maroc à la suite d’injections intraveineuses de chlornydrate de quinine, eut l'idée d'appliquer cette propriélé à la cure des varices.

Dès 1890, Bacelli avait utilisé, contre les accès pernicieux du paludisme, la quinine en injections intraveineuses. Il se servait alors d’une solution de chiorhvdrate de quinine au 1/10. L’induration veineuse qui en résultait fit abaisser le degré de la dilution au 1/20. Pendant la guerre, au cours de

en,

Vexpédition d'Orient et ailleurs, des quantités considérables d’injections intraveineuses de ce sel furent pratiquées. Jeanselme dans un article de la Presse médicale, constatée que l'introduction dans la veine de ce liquide amène rapidement l'induration veineuse au point de rendre bientôt impossible toute injection ultérieure, il note également des douleurs ascendantes du pli du coude à l'épaule pendant et après l’injection. Pour éviter ces ennuis, il conseille d’injecter une solution au 1/100e.

Carnot et de Kerdrel, dès janvier 1917 avaient signalé ces mêmes inconvénients: «Si la solution de quinine est projetée brusquement, elle chasse devant elle la colonne sanguine sans se mélanger à elle et remplissant tout un segment veineux, elle exerce au maximum son action caustique sur la paroi vasculaire». Aussi pour éviter l’action irritante de ce sel de quinine sur la paroi veineuse, Paul Carnot dilue les ampoules de quinine uréthane du service de santé militaire ainsi composées: R

Chlorhydrate basique de qeinner, o gr. 40 Uréthane, Sn SR Re ee * o gr. 20 Eau distillée ..... Soon RP 1 CC.

dans 20 centimètres cubes d’eau salée physiologique, et conseille d’injecter lentement. Cette facon cons-titue le meilleur mode d'administration du chlorhydrate de quinine par voie intraveineuse dans le traitement du paludisme.

Mais si la dilution est indispensable pour le trai-

fement anti-malarien intraveineux, la concentration. au contraire, doit être recherchée pour obtenir la guérison des varices. Genévrier emploie le chlorhydrate neutre de quinine en ampoules stérilisées dont la composition est la suivante: |

Chlorhydrate neutre de quinine..... o gr. 40 Vrethanes 7 din amie 0 gr. 20 Had déulée ne 1/1 Qc,

IL injecte, en commençant par le pied, tous les sept à ‘huit centimètres dans les troncs variqueux 1/5 à 1/4 de centimètre cube de la solution précédente. Il dépasse rarement dans une séance la dose de Ogr., 80 de chlorhydrate de quinine, soit 2 ampoules. Comme nous le voyons, dans la méthode de Genévrier les injections sont multiples, D, 10, 15 alors que dans le traitement carbonaté de Sicard, en un séance, on ne pratique qu'une seule injection intra-veineuse en un seul point et dans un gros tronc, de plus, dans ce dernier cas, l'injection se fait le malade étant debout, dans le premier, au contraire, elle se fait le malade étant couché. Ceci a pour but de permettre au malade de mieux supporter les réactions des piqûres successives. |

L'injection n’offre point les dangers escarrotiques du carbonate de soude ; Genévrier cependant recommande de ne pas injecter, ne fut-ce qu'une seule goutte, du liquide hors de la veine, et parle de vive réaction dans le tissu cellulaire. La règle est donc de pratiquer linjection intra-veineuse d’une façon aussi impeccable que possible. |

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Chacun connait les complications fréquentes qui surviennent au cours des injections de chlorhydrate de quinine dans les muscles ou dans le tissu cellulairé sous-cutané. Cette fréquence des abcès survenus chez des rapatriés paludéeris de l'armée d'Orient pendant la guerre avait mal disposé S'card et Roger à l'égard de ce médicament. Genévrier qui avait, eh 1922, pratiqué plus de 4.000 injections de ce sél, m'a jamais eu d'accidents de ce génre à déplorer, D’autres auteurs, Mathieu de Marseille, Giordanné de Bordeaux, Bellot dans les Archives de médecine et de pharmacié navales n’en parlent pas non plus.

L’injection de chlorhydrate dé quininé n’est suivie d'aucun effet d'ordre général, si elle est strictement intraveineuse, il n’y a aûcuné réaction douloureuse locale, il n’y a pas dé crampe, ni de douleur immédiate comme avec la carbonate où 16 salicylate de soude. Mais l’endophlébite réactionnelle est souvent accompagnée dé périphlébite de riême na: ture. laquelle se traduit très rapidemeht au bout de quelques heures par l'apparition au niveau dés points injectés d’une zône d’empâtément sensible, sure tout à la pression pendant plusièurs jours. Ces phénomènes de réaction locale disparaissent pour laisser place à un cordon veineux induré sur léquel on retrouve, de place én place, des nodules accusés comme des grains de chapelet comme dit Belot.

Consécutivement, on peut observer un œdème ge néralement passager.

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