IV. — Citrate de soude aie
Troisier, en injectant dans la même veine du pl du coude, d’un thromboartéritique une solution ‘très concentrée, 100 0/0 dé citrate de soude (4 gr. @e citrate dé soude dans 4 emc. d’eau) S’aperçut, au bout de peu de temps, de limpossibilité dé pratiquér dé nouveau ces injéctions au même point. La veine, dit-il « était devenue dure au toucher, tigiue comme un crayon, et neuf mois aprés, of ne trouvait plus qu'un mince cordon fibreux où lé reflux du sang né se fait plus Sous une tension dé 30 ceéntimètres de mercure sous le brassard du Pachôn».
Deces constatations, Troisier tenta la curé endovascülairé des varicés pat ce produit. Il emploie À cet effet une solution à 100 0/0 à raison de 4 à 8 grarimés par jour. Ce sel n'a aucune novicilé générale puisqu'on peut en absorber à la fois, comme purgätif 40 à 50 grammes, dé plus, in vitro, il jouit de propriétés anticoagulantes, mêmé à haute concentration. Ses propriétés phlébosclérosantes seraient dues justement à ceite haute concentration en ions, làquelle provoque une hémolyse des globules rouges. et probablement des altérations de même ordre sur l'endothélium veineux.
Troisier emploie les ampoules suivantes:
Citrate de sodium pur.... )
L âà 8 sr.
Faw-distiiée : #20" \ ch
pour une ampoule stérilisée. Il commence par une
demi-ampoule, et pratique comme Genévrier des in- ‘ jections multiples, chaque point recevant 1 à 2 centimètres cubes de la solution, puis il renouvelle ses injections tous les deux ou trois jours. La guérison est obtenue en un mois à six semaines. |
Nous n’avons pas d'expérience personnelle sur ce sel. Normalement, dit Troisier, l'injection est à peu près indolente si elle est strictement intra-veineuse. pas de crampe appréciable, ni de modification de la varice injectée. Pendant les jours qui suivent, la veine est souvent le siège de phénomènes inflammatoires, sa consistance est ferme, ‘une zone douloureuse à la palpation témoigne de la réaction périphlébitique.
Cette réaction, ajoute d’ailleurs Troisier, peut lorsqu'elle est trop vive nécessiter le repos horizontal et l'application de quelques compresses chaudes. Il na jamais été observé de phénomènes de choc, malgré la haute concentration de la solution employée.
Avant de terminer ce chapitre, disons quelques mots des substances employées dans le même but en Allemagne.
BICHLORURE DE MERCURE OU SUBLIMÉ. — Nous avons déjà mentionné l'emploi de ce sel introduit en Allemagne en 1911 par Linser, et étudié également par Zirn en 1916, par Hempel à Münich en 1924. La dose injectée est de 1 centigramme de la solution à 1 0/0. Ce sel est très douloureux en injections souscutanées, de plus sa toxicité exige une certaine prudence dans son emploi. Il est contre-indiqué chez
| HA, Vandier