OBSERVATION IE
Mlle C..., 32 ans, domestique. Vient consulter le 1°" juil-
let 1924 pour dilatations variqueuses disséminées, nombreuses à la face interne de la jambe gauche, lesquelles provoquent de la douleur, de la fatigue à la marche et un peu d’œdème le soir.
Traitement. — D'abord au salicylate de soude à 30 0/0. La douleur provoquée au moment de l’injection a été vive. Nous passons au bi-iodure, et du 16 juillet au 6 août 1924, la malade reçoit 5 piqûres de chacune 2 centimètres cubes de bi-iodure à 1 0/0. Salicylate et bi-iodure ont donné de bons résultats locaux.
Le 6 août 1924, suivant la même technique, on fait une injection au niveau de la partie moyenne de la jambe
gauche. Malgré le reflux du sang dans la seringue après
l'injection, une douleur locale après le retrait de l'aiguille
indique l'issue de liquide caustique en dehors. A la suite,
tuméfaction, rougeur, aboutissant au bout d’une semaine à la production d’une escarre,
23 septembre 1924. — La malade revue conserve après la chute de l’escarre, une petite ulcération profonde, eratériforme, donnant issue à uné sécrétion séro-purulente. Pas de douleur, mais la malade désire être débarrassée de cette fistule,
1e" décembre 1924. — Les cautérisations successives au
nitrate d'argent, n’améliorent pas la fistule. On décide,
devant l'échec du traitement, de pratiquer l'extirpation
sous anesthésie locale. Réunion par première intention.
La pièce est conservée pour examen histologique,
Des mortifications des tissus peuvent cependant s’observer avec d’autres substances, mais elles ont avec celles du biiodure et du carbonate de soude une différence essentielle : elles ne creusent pas el elles guérissent. Nous en avons observé avec le salicylate de soude et même avec la quinine, mais dans des conditions comportant des mécanismes différents. Dans les cas de l’observation suivante (1), une vive sensation de brûlure avait témoigné de l'issue du liquide hors de la veine. Une rougeur assez vive se manifesta peu après la piqûre, et huit jours après une escarre noire et sèche se constituait. Elle se détacha au bout de trois semaines laissant une plaie superficielle en voie de cicatrisation.
OBsERvVATION III
Mme G..., 2 enfants, 35 ans. A des varices depuis sa jeunesse. Celles-ci se sont surtout développées à l'occasion des grossesses. Elle est mise au traitement le 27 mai
Elle est traitée par des injections de salicylate de soude à 30 0/0 : 5 centimètres cubes, et reçoit du 27 mai 1925 au
27 juillet, 12 piqûres. Toutes ces injections ont été un peu