Salicylate de soude
douloureuses, mais supportables : la première provoqua
même une lipothymie en partie émotive, nous obligeant à
faire l'injection, la malade couchée. Au cours de la der-
nière piqûre, Mme G... accusa une vive douleur au niveau
de l’ampoule injectée, face interne de la cuisse gauche : il y avait eu issue du liquide en dehors de la veine. Plusieurs j jours après, douleur avec tuméfaction rouge etecchymotique en ce point Revue un mois plus tard, la malade présente une escarre sèche en partie décollée, la plaie sous-jacente en voie de bourgeonnement se cicatrise lentement. Dans l'intervalle, de nouvelles dilatations variqueuses se sont
produites, il n’y avait pas de bénéfice apparent du traite-
ment. La cause de cette récidive trouvait son explication
dans la présence d’une grossesse survenue en cours de
traitement.
En plus de l’accident précité, cette observation montre
l'inutilité de la cure au cours d’une grossesse accompa-
gnée de poussée variqueuse.
Dans un autre cas, le mécanisme fut tout différent. J1 s'agissait de petites ampoules superficielles aes régions malléolaires (observation I), recouvertes d’une peau mince et fragile. Traïtées par la solution de salicylate de soude, et par la solution de quinine urée ces ampoules se thrombosèrent parfaitement, laissant persister une petite zone indurée et noire. Peu: à peu cette petite boule s’aplatissait, se desséchait, et après
trois à quatre semaines elle était transformée en une
croûte qui se détachait découvrant un épiderme pres-
| ne, ii
que totalement reconstitué. Dans ce cas, et dans ceux analogues, la paroi veineuse mal irriguée après la thrombose, se mortifie et s’élimine avec son contenu, sans organisation du caïllot sanguin, lequel constitue l'escarre. |
Parfois, nous avons vu qu'après une première phase de tuméfaction indurée, lampoule veineuse se ramollissait secondairement et redevenait fluctuante pour subir cependant et tardivement le processus de phlébo-sclérose habituel.
Dans un cas (1), ce ramollissement care s’accompagnait de rougeur suspecte des téguments, nous avons ponctionné l’ampoule variqueuse, retiré quelques gouttes d’un sang noirâtre, visqueux, et, grâce à la ponction, l'ouverture de la coklection fluctuante ne se produisit pas. Tout récemment enfin, un de nos malades (actuellement en cours de traitement) traité par le chlorhydrate double de quinine et d’urée dans la région prétibiale droite, a présenté ce phénomène de ramollissement secondaire au niveau d’une ampoule thrombosée. IL rompit son hémaiome en appuyant son genou sur des bottes de foin quil Hait. IL vint nous montrer une croûte noire et sèche qu’il suffisait de soulever pour faire sourdre encore quelques gouttes de sang altéré, noirâtre, analogue à celui que nous avions retiré par ponction chez autre malade.
Un incident tout différent mous est arrivé depuis que nous utilisons le chlorhydrate de quinine et