‹ Le Chlorhydrate Double de Quinine et d'Urée dans le Traitement des VaricesChapitre 35 sur 36 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

La méthode des injections phlébosclérosantes pour le traitement des varices, qui doit sa vogue à Sicard, a depuis 1920 pris une extension considérable.

Nous avons exposé les méthodes actuelles de traitement, que nous avons pour la plupart réalisées sur nos malades variqueux. Nous avons étudié en dernier lieu la méthode par les injections de chlorhydrate double de quinine et d’urée. Cette dernière nous a semblé constituer un réel progrès, et cela pour les raisons suivantes:

Ï. — Elle présente des avantages communs aux méthodes analogues:

ic Elle a une action nette, rapide, incontestable sur les symptômes fonctionnels (douleur, pesanteur, fatigue à la marche) sur les varices qui régressent progressivement sans laisser de traces, et sur leurs complications (eczéma, ulcères, hémorragies).

20 Elle a un caractère ambulatoire et permet au malade de poursuivre son traitement sans interrompre son travail.

3 Elle est d’une rare simplicité, et n’exige qu’un matériel indispensable que possède tout médecin pra-

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4 Elle est exempte de risques d'accidents, si elle est pratiquée correctement.

IT. — Elie possède en outre des avantages propres dus à : Fe :

1°Saplus grande innocuité vis-à-vis des tissus. Le pouvoir irritant de la solution de quinine-urée à l'égard du tissu cellulo-cutané est notablement inférieur à celui des autres substances employées.

% Son pouvoir anesthésique local, lequel se prolonge pendant plusieurs jours et qui fait que £injection et ses suites sont absolument indolores.

Dé plus, ce procédé comme les injections similaires ie présente aucune opération, aucune cicatrice visibls où ldisgracieuse, aucun risque ni d'infection, ni de mobilisation du caillot, ni de transformation de la phiébite irritative aseptique en phlébite infectieuse:

En un mot, le pouvoir anesthésique local, lié aux propriétés sclérosantes, et à la faible action irritante à l'égard du tissu cellulaire sous-cutané, du chlorhydräte double de quinine et d’urée, font que ce sel mérite d'attirer l'attention, et d'entrer à l'avenir dans là thérapeutique des varices.

MS

Vu : le Président de la thèse, P. CARNOT.

Vu et approuvé :

Le Doyen de la Faculté de Médecine, ROGER | ; Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris,

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