I. — Ses avantages communs sont les suivanis
AT Son efjicacité: Elle a une action nette, rapide,
2 abs 1e malades : expriment souvent à 2 cet égard toute leur satisfaction — sur les symp- Lômes fonctionnels qui disparaissent avec les varices:
celles- ci s’effacent progressivement sans laisser de - traces. Elle permet la cica‘risation de petits ulcères rebelles, et met à l'abri d'hémorragies quelquefois __inquiétantés par leur répétition. | __ %% Elle donnera certainement comme les autres méthodes que nous avons employées des résultats
ne
stables et durables. Etant donnée la date relative. ment récente de nos cas traités (5 à 6 mois) nous ne pouvons être plus affirmatifs à ce sujet.
3° Son caractère ambulatoire: Klle permet au malade de se faire soigner sans interrompre son métier, et cela est très important, car nombreux sont les variqueux qui laissent s'étendre et s’aggraver des varices plus ou moins anciennes parce qu’ils ne peuvent ou ne veulent abandonner le travail qui les fait vivre, reculant devant tel traitement qui les condamnerait au repos, ou devant telle intervention chirurgicale qui les effraie.
T4 Elle est d’une rare simplicité et n’exige qu’un matériel indispensable que possède tout médecin praticien. de
5° Pratiquée correctement suivant la technique des injections intra-veineuses, elle est exempte de risques d'accidents.
IT. — Ses avantages propres sont en outre:
19 Sa plus grande inocuité vis-à-vis des tissus
-- Certes, son innnocuité n’est pas absolue, mais il semble d’après nos observations, et d’après nos aonnées expérimentales que le pouvoir irritant de la solution de quinine urée à l'égard du tissu cellulocutané soit notablement inférieur à celui des autres: substances employées.
2 Son pourvoir anesthésique local. —Nous n’avons jamais observé de douleur au cours de l’injection intra-veineuse, jamais de crampe, ni de sensations ultérieures plus ou moins pénibles. Même
rie
si quelques gouttes sont extra-veineuses, à part l’existence, au moment de l'injection d’une brûlure aiguë mais passagère, durant une à deux secondes, il ne se produit aucune réaction douloureuse par la suite. Ceci s’explique parfaitement par tout ce que nous avons dit au sujet de ce sel qui est un anesthésique local parfait employé depuis plus de vingt ans en Amérique et dont la durée du pouvoir anesthésique se prolonge pendant plusieurs jours.
3e Enfin ce médicament sera tout indiqué chez
les paludéens variqueux puisqu'il permettra de soigner à la fois les deux affections. | Critiques de la méthode. — A notre procédé peuvent être adressées les mêmes critiques, les mêmes objections qui otn toujours été reprochées aux iniections intra-variqueuses.
- 1° Toxicité du produit. — Les doses de la solution de quinine urée, employées pour la cure des varices ne dépassent jamais O0 gr. 50 par séance. Il y a donc loin de cette dose à celles employées par Cohen qui administre par voie intra-veineuse jusqu’à 10 ar. de ce sel en soixante-douze heures. Les petits incidents d'intoxication, bourdonnements d’oreille, ralentissement du pouls, ne sont provoqués qu'avec des doses dépassant 3 grammes par jour. Les différents auteurs qui se sont occupés récemment de l'emploi des injections de quinine ne signalent que quelques rares malaises et quelques nausées passagères pour les doses qui dépassent 1 gramme. Carnot, même avec de fortes doses n’a jamais constaté ni amaurose, ni
ie
anurie, ni hémoglobinurie. De plus, il n'y a pas de danger d’accumulation, même si l’on répète les injections chaque jour. Les recherches de Jeanselme ‘en 1917, montrent en effet que l'apparition de la qui- nine dans les urines, révélée par le réactif iodomercurique de Tanret, est immédiate à la suite d’injection intra-veineuse, qu’elle atteint son maximum quatre à six ‘heures après, et que l'élimination est complète entre la vingt-quatrième et la trentième heure.
2 Possibilité de provoquer une phlébite vraie. — Certes, nous avons observé des endoveinites longues de 20 à 30 centimètres avec périveinite, quelquefois même nous avons obtenu des effets à distance, mais jamais de phlébite vraie; infectieuse et cela ne saurail se voir avec les précautions habituelles d’antisepsie. “
3e Danger de migration du caillot. — Ce danger, comme le dit Sicard n'existe pas. Dès 1867, Rouby, dans sa thèse, alors même qu’il employait la liqueur iodo-tannique en injections coagulantes et non sclérosantes, n'a jamais observé d’accident de ce genre, Plus tard, Schiassi de Bologne en 1908, employant comme nous l’avons indiqué, la solution iodo-iodurée s'exprime ainsi: «Je ne sache pas, que jamais un embolus se soit détaché d'un foyer de phlébite chimique d’une veine superficielle. Je doute fort qu'il puisse arriver car, lorsqu'on détermine l’obturation chimique d’une veine par l’action d'un excitant médicamenteux, loblitération s’accomplit par un effet de travail de réaction endothéliale donnant toujours
un apport d'éléments conjonctifs jeunes qui ultéricurement deviennent adulies et permanents : de ces conditions le détachement d’embolus n’est pas pos- Sible. » Il montrait ainsi que le danger d’embolie n'était qu'hypothétique. L'avenir devait lui donner raison, Car depuis 1920, des milliers d'injections Scléraosantes ont été pratiquées et jamais aucun accident de ce genre n’a été signalé. D’autre part, ajoute Forestier, le caillot même détaché n'aurait aucune tendance à remonter vers le cœur, puisque la circulation dans les veines est le plus souvent rétrograde.
4Marche areuole des oblitérafions, — Que réalisent les injections phlébosclérosantes ? Une infinité de ligatures internes des veines superficielles. Elles réalisent ‘sans opération chirurgicale, la suppression fonctionnelle de ces veines superficielles comme le fait la saphénectomie totale par exemple, la suppression en un mot de ces réservoirs de sang veineux, véritables voies de reflux, qui, sur la saphène interne relèvent tous de l'insuffisance valvulaire que celle-ci soit le résultat de lhypotonie constitutionnelle du vaisseau, ou secondaire à un obstacle à la circulation de retour. Or, supprimer ces voies de reflux c’est atteindre un double but: c’est guérir les varices, et c'est améliorer la circulation veineuse. Certes, on peut un instant craindre que l’oblitération qu'on veut limiter au réseau variqueux superficiel ne gagne le réseau, veineux profond. M n'en est rien et ceci est vérifié cliniquement. S'il en était ainsi en effet, il y aurait arrêt de la circulation de retour,
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puisque c’est par les veines profondes péronières, tibiales, proplitée et fémorale que le sang est ramené vers le cœur, et par suite nous aurions de l’æœdème, ce que nous n'avons jamais observé.
5° Formation d’escarres. — Nous nous sommes ‘longuement étendus sur cet accident. On peut certes, l'ebserver avec n'importe quelle substance sclérosante actuellement utilisée si l'injection dans le tissu périveincux a été massive. Ce danger est nul avec les concentrations faibles (5 et 10 0/0) de chlorhydrate double de quinine et d'urée, puisque Bensaude emploie la solution à 5 0/0, pour la sclérose du tissu cellulaire du pied des ampoules hémorroïdaires, sans accident. Nous n’en avons jamais observé non plus avec Îles solutions de quinine-urée plus concentrées (20 0/0) alors que l'issue du liquide en dehors de la veine avait été certaine. Nous pouvons donc assurer que dans tous les cas, maniée correctement, notre méthode est inoffensive et à la portée de tous.