‹ Le Chlorhydrate Double de Quinine et d'Urée dans le Traitement des VaricesChapitre 5 sur 36 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

. Depuis longtemps, la guérison des varices ct de toutes leurs complications a occupé l'esprit des médecins et des chirurgiens. C’est que les varices sont pour les gens que leur condition sociale oblige à un travail journalier uné cause de grandes difficultés dans leur existence. L’exercice de leur profession est toujours pénible, et bien souvent impassible pendant un temps assez long quand des complications surviennent.

Notre modeste travail n’a point pour but d'exposer des idées nouvelles, mais d'apporter une bien faible contribution à l'étude du traitement des varices par la méthode des injections phlébosclérosantes à l’aide du chlorhydrate double de quinine et d’urée.

La vulgarisation du mode de traitement des varices par les injections sclérosantes est à l'heure actuelle d'un grand intérêt aussi bien pour le malade que pour le médecin-praticien. Dans l'espoir d’un résultat radical, la jeune femme nerveuse, émotive, l'individu

SAME, li Kat pusillanime iaccepteront volontiers quélqués piqûres alors qu’ils reculeront devant la moindre ‘ntervention chirurgicale. Comme le hernieux aisé ét sédentaire, le variqueux riche et oisif pourra vivre avec son infirmité. mais le travailleur obligé de marcher, de peiner chaque jour, sera exposé d’abord à l'augmentation progressive de ses varices puis à leurs complications multiples: œdème, douleurs, eczéma, ulcères, rupture, hémorragies. C’est lui qui trouvera dans ce procédé — procédé commun à toutes les injections phlébosclérosantes d’ailleurs — un moyen adéquat à ses modestes possibilités. Très nombreux sont les variqueux dans la clientèle de tout médecin praticien. lequel pratique chaqué jour, dans d’autres buts thérapeutiques des injections diverses: hypodermiques ou intra-veineuses. Familiarisé avec la technique de ces dernières, il pourra sans crainte, leur promettre 6t leur assurer une guérison dans l'ifnmense majorilé des cas,

Nous n'avons pas un grand nombre d'observations. Elles ‘ont été prises au service de la « Consultation des maladies de la peau et des muqueusés » dé l'H6tel-Dieu de Poitiers, grâce à l'extrême obligeance de notre maître, le D" Le Blaye, professeur à l'Ecole de Médecine de Poitiers, qui nous a fourni le sujet et les éléments de notre thèse. Nous lui exprimons ici notre plus sincère reconnaissance, et nos plus vifs remercicrments.

Nous ne chercherons pas à tirer des faits observés des conséquenses exagérées et à faire des injections

.. d'une .

. ‘complète sur un plus grand.

ombre de malades suivis plus longtemps. } Dans tous les cas, sori emploi ne comporte aucun ‘4

inconvénient, aucun danger, son pouvoir anesthésique. local. associé BR ses propriétés sclérosantes fait que Fr ; jamais rs malades ne sé plaignent de réaction douloureuse immédiate où lointaine. I semble donc devoir

être pris en considération, et entrer dans la thérapeu- .

3 tique de tout praticien qui possédera en lui un moyen - facile, rapide, sans danger ef: justement efficace pour

guérir soufent — soulager toujours — tous ces porteurs de varices souffrants, impotents €t ‘infirmes. ré

Ve Etudié comme ‘anesthésique local par Gandtes de Lille, én 1910. Ù :

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