HISTORIQUE
Depuis la plus haute antiquité, puisqu'il nous faut remonter aux travaux d'Hippocrate et de Celse sur les varices, médecins et chirurgiens se sont occupés de soulager les pauvres infirmes, porteurs de varices aux jambes lourdes et difformes, qu'ils ont toujours rencontrés avec une fréquence considérable autour d'eux.
Nous ferons donc un peu l'Historique de la question. è
Au ve siècle avant J.-C. Hippocrate, lorsque les varices sont tendues, douloureuses, enflammées, pratique à leur niveau de petites incisions évacuatrices.
Au 1er (siècle de notre ère, Celse parle de la cautérisation, et Avicenne, médecin Arabe, mille ans plus tard, après avoir lié et coupé le vaisseau variqueux, le brûle avec un fer rouge.
Ambroise Paré suit la même thérapeutique.« Autre moyen de couper les varices, dit-il, c’est d'appliquer un cautère potentiel qui ronge et coupe la veine, laquelle se retire en haut et en bas. Par ce moyen, il y demeure un espace vide où après s’engendre de la chair, et puis la cicatrice qui sera dure et épaisse empêchera la fluxion en bouchant le passage dans la
dite veine, et par ce moyen la veine variqueuse sera guérie. » M QU ne ie + Jean-Louis Petit pratique les petites incisions indiquées par Hippocrate et Avicenne, Richerand, lui, fait au contraire de grandes incisions. Tous les deux d’ailleurs avaient de nombreux insuccès, il n’y a rien d'étonnant à ce qu'il y ait eu des désastres à une époque où l’on ne connaissait pas encore l’antisepsie. Les chirurgiens du milieu du xixe siècle, Velpeau, Malgaigne, Ricord, Verneuil, Bonnet de Lyon, pratiquent à leur tour des opérations sur les varices. Toutes ces opérations ont l'inconvénient grave d’intéresser les téguments pour mettre le vaisseau à nu,
d'où multiplicité des procédés, multiplicité des acci-
dents. Delpech incise la peau et comprime la veiné par une lanière d’amadou passée entre le vaisseau et les tissus sous-jacents. : :
Tour à tour, sont essayées la ligature temporaire, l'introduction dans la veine d’un tampon de charpie, la galvanopuncture, la ligature simple permanente, la ligature au-dessus et au-dessous du vaisseau {Dupuytren), la ligature avec excision du vaisseau.
Lisfranc, Ricord, Velpeau pratiquent la résection et l’extirpation et sur un total de 107 malades traités. 13 meurent à la suite d'infection.
Bérard de Lyon reprend la vieille méthode de Celse de la cautérisation et emploie la pâte de Vienne, mais enregistre 5 cas de mort. D’autres auteurs emploient la potasse caustique, la pâte de Canquoin ou combinent cette dernière avec la pâte de Vienne.
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