‹ Le Chlorhydrate Double de Quinine et d'Urée dans le Traitement des VaricesChapitre 8 sur 36 · AVANT SICARD · texte numérisé non relu

AVANT SICARD

Pravaz lui-même dès 1851, se sert d’une solution de perchlorure de fer pour tenter l'oblitération dé. 1 certainés tumeurs añévrismales: L'idée dé traiter les. dilatations variqueuses par lé rême procédé dévait

évidemment se présenter à à d'autrés auteurs, èt deux ï ans plus tard en 1853, Ghaissaignac publie : Les

résuliats obtenus à l'Hôpital Saint-Antoine par les

injections de perchlorure de fer dans les varices. Les résultats, dit l’auteur, semblent bons au point de vue oblitération veineuse, mais cette substance, trop irritante dépasse effet qu'on en attend, elle donne

très fréquemment des éscarrés, des plilégmons graves, et des phlébites suivies dans quélques cus, de décès.

Cé médicament fut abandonné, quelques auteurs

(Weiñlehner) en reprirent l'emploi À la fin du siècle dernier: de nouveaux cas de môrt furent 6bsérvés et lé perchloruré de fer tomba dañs l'oubli.

À la mêmé épôque d’ailleurs, les Lyÿ6hnais Dés-

uronges, Valelte, Barrier et Pétrequin injectent à

aide de la seringue de Pravaz quelques gouttes de

perchlorure de fer à 80 degrés Baumé à l’intérieur des dilatatioïs variquetises, après avoir comprimé la

Se

veine à la racine du membre pendant une minute environ, « pour empêcher la migration des caillots et les embolies graves qui en pourraient résulter, »

Desgranges et Barrier en 1854, recherchant par la même méthode de traitement des varices un liquide moins irritant que le perchlorure de fer, songèrent à utiliser la liqueur iodotannique que venaient de découvrir la même année le pharmacien Guillermond, et Soquet, professeur de matière médicale et de thérapeulique à la Faculté de Médecine de Lyon.

Rouby de Lyon, consacre sa thèse en 1867, à l’étude du «traitement des varices, et spécialement au procédé par injection de liqueur iodotannique». Il emploie d’après les indications de Desgranges, la dose de 5 à 7 gouttes de la solution suivante:

Jode RS 5 grammes an Si ue a 0er 45 — HA 5o * —

équivalente en force à 2 ou 3 gouttes de la solution de perchlorure de fer à 30 degrés Baumé. Malgré les phénomènes de phlébite observés, obligeant le malade traité à garder le lit douze ou quinze jours, les résultats obtenus sont bien supérieurs à ceux aonnés par le perchlorure de fer, et Rouby conclut en disant: « Quinze gouttes fraîches injectées dans la varice déterminent une réaction immédiate et l’oblitération rapide de la veine exigeant seulement une douzaine de jours de repos au lit. Les accidents sont rares, la longueur du traitement est diminuée, nous n’avons

‘jamais observé de ces « boutons vasculaires» ou petites tumeurs inflammatoires apparaissant au point d'injection comme avec le perchlorure de fer, nous n'avons jamais noté d'accidents septiques graves, de -phlegmons ou d'érysipèles. »

Valette en 1875, puis Legendre en 1881 reprirent le même procédé. Legendre toutefois modifia la formule de Desgranges et la remplaça par la suivante:

D MN RAT SRE 5 grammes RE 0 2 us. 45 — Eau... PARA NE +. 1.000 —

De cette solution, il injecte également 7 à 8 gouttes. Ses résultats sont les mêmes que ceux publiés par Rouby en 1867.

Delore, en 1894, au Congrès de chirurgie de Lyon, reprit et exposa cette méthode. IL montra que sa véritable efficacité était due bien plus à l’endophlébite provoquée par la substance chimique, qu’à la coagulation sanguine intra-variqueuse, comme on le croyait auparavant. Cette conception écartait la possibilité d’embolie. À

D’autres substances, comme le chloral avaient été essayées par Negretti et Bottini en 1860, mais son emploi difficile, son pouvoir irritant tel qu'il pouvait déterminer des syncopes graves le firent vite abandonner.

De même Wood employa le Dsditats de fer, mais il ne connut que de rares succès et ce médicament ne fut pas employé par d’autres auteurs. #7

Tavel de Berne pratique l'injection d'acide phénique à 5 0/0 dans le bout distal de la saphène après avoir fait la ligature du bout opposé.

Enfin, Schiassi de Bologne emploie la solution iodu-ioaurée, et obtient de bons résultats. Bien que sa méthode exige lincision de la peau, l'isolement de la veine saphène au-dessus du genou, la section du vaisseau et l'injection avec une canule de la solution contre le courant veineux, Schiassi s'exprime en disant que son procédé est celui du minimomenz:0 l'emploi du plus petit moyen, un minimum d’acte opératoire pour obtenir un résultat très grand.

Enfin, plus récemment, en 1911, un Wurtembourgeois. Linser, de Tübingue se déclare enchanté du traitement par le bichlorure de mercure ou sublimé. traitement qu'il a pratiqué sur un grand nombre de variqueux. Zirn publie également dans lArf: Dermalol Zeitschrift de Berlin les bons résultats qu'il a obtenus.

Hempel en juillet 1924, dans la Müchener medi:irusche Wochenschrift reprend la méthode de Linser. 1 écrit qu'il a traité ses variqueux — près de 50 — par le bichlorure de mercure, pratiquant d’abord comme Tavel de Berne et Schiassi de Bologne la ligature de la saphène et en injectant ensuite 1 centimètre cube d’une solution de sublimé à 1 0/0 laquelle amène une thrombose rapide sans phénomènes douloureux.

En France, ce traitement n’a pas été essayé.

Tous ces traitements successivement employés exigeaient cependant la ligature ou l'extirpation de Ia

| veine, d $ agissait en somme ins petite Lohan

chirurgicale, auprès du médecin praticien ils étaient

" voués à un échee. C'est pour cela, que jusqu’À Sicard, {| la thérapeutique médicale des varices, si fertile en

| essais, en France, pendant la seconde moitié du :

siècle dernier, fut un inslan{ oubliée pour faire place

| . àla thérapeutique chirurgicale, laquelle, depuis la

découverte de l’asepsie et de Panlisepsie, ne cräignait

A plus l'ouverture de la peau et les larges interven-

1 F2 bons si meurtrières d'autrefois.

Le Avant de passer en revue l’histoire rapide du traitement chirurgical disons cependant un mot des injections périvariqueuses. |

INIBCTIONS PÉRIVARIQUEUSES. —. . injections intravariqueuses n’obtenant pas tous les suffrages, se virent un momont remplacer à parlir de 1875 par un autre mode de traitement : les injections périvariqueuses. Celles-ci, au moins, disaient leurs partisans

‘ne provoqueront pas de phlébite, par suite, pas d'em- ar bolies septiques ou mortelles. ” Ce fut Vergotine d’abord qui fut essayée par Ruge, Martin, Vogt, Guyon, pour le traitement des varices des membres inférieurs, L'idée d'employer l’ergotine vint à çes auteurs à la suite des travaux de Vidal, cs De de pos Saint- "EOWS, qui en 1876, mit à

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