‹ Le choléra [electronic resource]Chapitre 8 sur 59 · DEUXIÈMR ÉPIDÉMIE EN EUROPE · texte numérisé non relu

DEUXIÈMR ÉPIDÉMIE EN EUROPE

terford et Wexford n'ont avec l'Angleterre que des rapports très restreints.

Le 15 mars 1832, venant d'Angleterre, le choléra éclatait à Calais, et onze jours plus tard (26 mars) il faisait explosion à Paris, et l'on a vu l'épidémie rayonner en tous sens autour de ce nouveau centre de propagation. L'extension se fait d'abord circulairement dans les départements qui entourent celui de la Seine, puis le choléra se porte à la fois dans toutes les directions, s'arrêtant à l'est à l'Alsace, au centre à la Gorrèze, n'envahissant que tardivement à l'ouest la Sarthe, la Mayenne, les Gôtes-du- Nord, riUe-et-Vilaine, au nord enfin dépassant la frontière pour se jeter sur la Belgique. Cette première épidémie fit en France plus de 100,000 victimes.

Deuxième épidémie. — En 1846, après avoir gagné Salian par une marche identique aux précédentes, le choléra fut observé le 8 novembre dans la ville de Cheraacka, à peu de distance de Sahan.

On le voit à Bakou et àDerbent en décembre; oubhé pendant l'hiver, il se montre en avril 1847 dans les districts de Derbent, de Kouba, et il se propage à Témir-Khan-Choury. De là, il fut transporté par des soldats malades envoyés aux eaux minérales deKisliar. La maladie se disse-

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mina parmi les Kalinouks dispersés dans les sLepi)es jusqu'au Volga. Le 15 juillet le choléra éclale dans le lazaret de Birutchaya-Kossa, petite île située près d'Astrakan. Le 16 juillet il était à Astrakan. Il se dirigeait en même temps vers Tiflis, De Tiilis il gagna Koutais et l'ut bientôt importé à Trébizonde. Au nord de Tiflis, le choléra suivit la grande voie militaire qui traverse la chaîne du Caucase aune hauteur de 7,000 pieds, et à la fin de juillet il existait à Stavropol sur l'autre versant (1).

D'un côté, il franchit-la mer Noire et envahit ses ports ; de l'autre, il traverse la Pvussie, l'Allemagne, la France, l'Italie, etc. Nous ne suivrons pas le choléra à travers l'Europe. La marche de ces épidémies est aujourd'hui trop connue, et nous renvoyons aux auteurs qui se sont occupés de cette question (2).

Ce qui ressort pour nous de l'étude de ces épidémies, c'est cette progression par étapes successives et toujours répétée, cette marche toujours identique du choléra, trait commun des épidémies qui ont suivi la route de terre. 11 y a là un fait des plus importants pour

(1) Il est à remarquer qu'avant d'arriver à Tiflis le choléra rentra en Perse par la grande voie de communicalion qui, do Bakou passe par Erivan, Nalchichevan, Djoulfa, Ordoubaz, et se continue vers Tauris.

(2) Briquet, Rapport sur les épidémies de choléra-morbus qui ont régné de 1817 à 1850 (Mémoires de l'Académie de médecine, 1867-68, t. XXVIII, p. &6).

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